dimanche 31 janvier 2016

1 mois - 1000 pages : janvier 2016


Et on repart pour une nouvelle année et pour 2000 pages.

1- Zoo de James Paterson et Mickael Ledwidge : 408 pages
2- L'épouvanteur, tome 6 : le sacrifice de l'epouvanteur : 323 pages
3- Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin ; 379 pages
4- Matin Brun de Franck Pavloff : 12 pages
5- 13 à table de Collectif ; 274 pages
6- Journal d'un proctologue et autres nouvelles de Hervè Heurtebise : 76 pages
7- La Vénus aux Kakis de Anna Druesne : 444 pages
8 - Le combat ordinaire, tome 2 : les quantités négligeables de Manu Larcenet : 62 pages
9- Daniel Avner a disparu de Elena Costa  : 135 pages
10 - Je n'ai jamais eu de petite robe noire de Roselyne Madelenat  : 221 pages
11 - mon cheval, mon destin de Pierre Bottero : 163 pages
12 - Un mot sur Irene de Anne Akrich : 216 pages
13- Le chardonneret de Donna Tartt : 1102 pages
14 - il reste la poussiere de Sandrine Collette : 302 pages
15- Mon chat Yougoslavia de Pajtim Statovci : 331 pages

TOTAL / 4448 pages

samedi 30 janvier 2016

Bilan Annuel 2015


Et voici « enfin » (je ne suis pas en avance) l’heure du bilan annuel pour l’année 2015.
Tout d’abord quelques chiffres :
Cette année j’ai lu 168 livres et 52844 pages soit 16 romans et 6189 pages de plus que l’année dernière donc une année particulièrement faste mais il faut dire aussi qu’entre la grippe et une entorse du genou j’ai passé un certain temps à la maison et que du coup j’ai pu lire beaucoup plus.
Sur le blog ont été publiés 223 articles
Cette année j’ai eu le privilège d’avoir été sélectionnée pour faire partie du jury du Prix du Livre de Poche, catégorie littérature et ce fut un vrai moment de grâce et de bonheur. J’ai découvert des auteurs que j’ai très envie de suivre, des œuvres de toute beauté (même si elles n’ont pas été forcement finalistes). Je me suis investie à fond et j’ai été vraiment ravie de voir couronner ex aequo le roman que j’avais plébiscité : une vie entre deux océans.
J’ai eu également le grand bonheur d’être recontactée pour faire une nouvelle fois partie de ce jury pour l’année 2016 et les premiers romans viennent d’arriver. C’est juste du plaisir et de la joie de faire partie de ce jury qui couronne à chaque fois un roman de très grande qualité.
En ce qui concerne les partenariats, je continue avec plaisir à découvrir les œuvres des maisons d’éditions Denoël et Hélène Jacob et je suis ravie d’avoir pu aider à sauver les Editions Hélène Jacob même si modestement pour ma part.
Au niveau des challenges, j’ai continué mon engagement à en faire moins et heureusement car le prix du Livre de Poche m’ayant pris pas mal de temps j’en ai raté deux. Ce n’est pas grave je tenterai de les réussir cette année.
Mes résolutions 2016 devraient être de faire davantage connaitre mon modeste blog mais je ne me sens pas vraiment capable de faire une pub intempestive partout et d’envahir tous les groupes sur Facebook avec mes chroniques, j’aime l’idée de donner envie de lire un roman mais en même temps je n’aime pas la mise en avant systématique et ceci fait qu’effectivement j’ai une audience vraiment modeste. Tant pis je continuerai mon bonhomme de chemin tranquillement. La seule chose que j’ai décidé de faire, c’est de  ne plus « liker » les pages qu’on m’invite à aimer si les personnes qui le font n’ont pas pris la peine de répondre à ma propre invitation à liker la mienne. Avant je le faisais systématiquement pour faire plaisir à la personne mais ayant eu quelques déconvenues, je vais désormais limiter mes « like » a ceux qui ont envie de découvrir mon univers également.
Pour conclure une année passionnante, j’ai fait des découvertes magnifiques, rencontré des auteurs et des lecteurs géniaux, détesté certains ouvrages et surtout adoré d’autres, vécu une expérience géniale en tant que jury et j’aime toujours autant faire découvrir des romans... donc je repars pour une nouvelle année.


Petit résumé des lectures qui ont fait partie des partenariats et du prix du livre de Poche.

Prix du livre de poche

1   Le quatriéme mur de Sorj Chalandon
Esprits d'hiver de Laura Kasischke
Le pensionnat des jeunes filles sages de Anton Disclafani
Une vie entre deux océans de M L Stedman
Bérénice 34 -44 de Isabelle Stibbe
Sombre dimanche de Alice Zeniter
L’enfant de l’etranger de Alain Hollinghurst
L’empreinte de toute chose d’Elisabeth Gilbert
L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea de Romain Puertolas
10 Chronique de la débrouille de Titou Lecoq
11 L’empereur c’est moi de Hugo Horiot
12 Le sourire des femmes de Nicolas Barreau
13 Conte d’hiver de Mark Helprin
14 Une saison à Longbourn de Jo Baker
15 L’eternel de Joann Sfar
16 La balade d’Hester Day de Mercedes Helnwein
17 L’art d’écouter les battements du cœur de Jan-Philipp Sendker
18 L’aquarelliste de Beatrice Masini
19 L’ombre douce de Hoai Hong Nguyeb
20 Les Dieux sont vaches de Gwendoline Hamon
21 Traine savane de Guillaume Jan
22 Les papillons rêvent-ils d’eternité de Sandra Labastie
23 Les enfants du Jacaranda de Sahar Delijani
24 Les collines d'eucalyptus de Thu Huong Duong

Partenariat Denoël
  1.  Le fil rouge de Paola Barbato
  2. La sonate de l’anarchiste d’Etienne Guereau
  3. Les enfants de l’eau noire de Joe R Lansdale
  4. Olivier ou la fabrique d’un manipulateur de Liz Nugent
  5. Le fossoyeur d’Adam Sternbergh
  6. Les monologues du vagin de Eve Ensler
  7. Les héritiers de la mine de Jocelyne Saucier
  8. Dust de Sonia Delzongle
  9. La désobeissance d’Alberto Moravia
  10. Delta Charlie Delta de Laurent Guillaume
  11. Dégage de Valentina Diana
  12. Petit joueur de Jason Starr
  13. La bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina Bivald
  14. 1Six fourmis blanches de Sandrine Collette


Partenariat Babelio Masse Critique

1.   Le livre perdu des sortilèges, tome 1 de Deborah Harkness
2.   Tout le monde te haïra d’Alexis Aubenque
3.   Obia de Colin Niel
4.   Les fauves d’Ingrid Desjours
5.   Au nom du père de Françoise Bourdin
6.   La promesse de l’océan de Françoise Bourdin
7.   Fenêtre sur crime de Linwood Barclay
8.   La perle et la coquille de Nadia Hashimi
9.   Le sur-vivant de Reinhold Messner
10.  Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck
11.  La fille sans nom d’Angelica Klussendorf

Partenariats Livraddict

1.   Le visage de Satan de Florent Marotta
2.   Les enfants de l’Ô, tome 1 de Vanessa Du Frat
3.   Comment devenir écrivain quand on vient de la grande plouquerie internationale de Caryl Ferrey

Partenariat Helene Jacob

  1. Croc-Odile d’Audrey et Natacha Ajasse
  2. Mascarade d’Audrey et Natacha Ajasse
  3. Chrysalide d’Audrey et Natacha Ajasse
  4. Les invocateurs , tome 1 : le dragon de ténèbres d’Emmanuelle Soulard
  5. Les invocateurs, tome 2 : le dragon d’ombre de Emmanuelle 
  6. L’envers du paradis, tome 1 : Résurrection  de Mélanie Wency
  7. L’envers du paradis, tome 2 : Requiem de Mélanie Wency
  8. Meurtres au manoir des furets de Madeline Desmurs
  9. Ce que femme veut de Kathy Dorl
  10.  Game Over de Patrick Jaulent et Thinh Nguyen
  11.  Fifty fifty…. Et toujours un grain de folie de Kathy Dorl
  12. Le cœur des femmes bat plus vite de Kathy Dorl


Partenariat MyBoox

1.   Déclic mortel de Antony Horowitz

68 premiers romans de la rentrée littéraire (lecteurs.com)
1.   Faits d’hiver de Alice Moine
2.   Les échoués de Pascal Manoukian
3.   Le meilleur du monde de Virginia Bart
4.   La petite barbare d’Astrid Manfredi
5.   Avec lui de Nathalie Pointout

Les matchs littéraires de la rentrée sur Priceminister
1.   Délivrances de Toni Morisson

67 livres lus en partenariat sur l’année 2015









vendredi 29 janvier 2016

Un mot sur Irène - Anne Akrich





Un parfum de scandale sexuel flotte dans le milieu universitaire depuis la mort, à New York, d'Irène Montès, une intellectuelle de renom. Alors qu'elle devait donner une importante conférence sur les gender studies, son cadavre a été retrouvé nu dans une chambre d'hôtel, au côté d'une poupée gonflable. Mais qui était-elle vraiment ?
À travers les yeux de son mari, Léon Garry, professeur à la Sorbonne, la flamboyante personnalité d'Irène nous est peu à peu dévoilée, tout comme la relation trouble qui unissait les deux époux. Jadis mentor d'Irène, Léon était devenu son pantin, dans un théâtre de la cruauté qui le condamnait au rôle de voyeur. Jusqu'où peut dériver un homme dont les fantasmes inassouvis brouillent la perception du réel et de l'imaginaire ?
Porté par une écriture et un érotisme vibrants, ce récit crépusculaire fouille les arcanes du couple dans ses replis les plus intimes

Editions Julliard (Roman)
216 pages 
Publié le 19 Août 2015
A propos de l'auteure : ici


Certaines fois on a des coups de cœur successifs et c'est bien agréable tandis que là j’enchaîne quelques déceptions et c'est bien moins sympathique.

Ce roman démarre par l'annonce du décès d’Irène Montes, intellectuelle célèbre,  retrouvée nue dans une chambre d’hôtel à New York allongée à côté d'une poupée gonflable. Qui l'a tuée et pour quelle raison? C'est à travers le récit de son mari Léon Garry que nous allons tenter de percer le mystère Irène Montes. Qui était-elle vraiment?
Irène et Léon forment un couple assez malsain, fait de domination, de jalousie, de perversité. Irène a pris l'ascendant sur son couple et Léon après avoir été son mentor est devenu son jouet. Irène aime son mari mais aime surtout les femmes et Léon jaloux et perdu, s'enfonce dans une folie destructrice.
Léon, professeur à la Sorbonne est en passe d'en devenir le Président, et tente désespérément d'écrire le roman de sa vie mais sans y parvenir.
C'est toute cette frustration et cette relation perverse avec Irène qui l’entraîne irrémédiablement vers  un abîme démentiel qui le conduira à commettre l'irréparable.
Ce qui m'a dérangé dans ce roman c'est la confusion totale entre la réalité et la folie de Léon, impossible de distinguer ce qui relevait de ses fantasmes et ce qui était réalité.
De plus j'ai détesté les personnages que j'ai trouvé tous plus horribles les uns que les autres, ce milieu intellectuel d'une perversité inouïe, vraiment une atmosphère pesante et désagréable.
La plume de l'auteure est intéressante par contre, elle est vive, incisive et apporte un bon relief au roman.

Même si ce roman ne m'a pas intéressée plus que ça , je suis sure qu'il trouvera un public car il possède quand même une qualité d'écriture appréciable.




mardi 26 janvier 2016

Le Combat ordinaire, tome 2 : Les Quantités négligeables - Manu Larcenet




"C'est l'histoire d'un photographe convalescent, d'un génie médiocre, d'un cargo qui sombre et du cheval de Zorro" . C'est l'histoire de la vie ou plutôt d'une tranche de vie, avec ses bonheurs, ses malheurs, ses émotions en abondance. C'est l'histoire de Marco qui évolue, qui grandit, qui essaie de comprendre les choses, qui devient adulte. C'est un peu notre histoire en quelque sorte.

Editions Dargaud
Publié en 2004
 62 pages
A propos de l'auteur : ici



Le combat ordinaire, tome 2 je n'ai pas résisté à l'acheter rapidement car  j'avais reçu le tome 1 en cadeau pour Noël et  j'ai tellement aimé que j'ai décidé d’acquérir la suite tout de suite. Je vais acheter petit à petit les deux suivants qui compléteront la série.
On retrouve évidemment Marco notre personnage qui maintenant vit une jolie petite histoire d'amour avec Émilie, la vétérinaire, sauf qu il n'est pas forcement encore tout à fait prêt à vivre un vie de  couple stable, à changer d'appartement etc. etc. 
Marco n'a pas encore vraiment envisagé les choses sous cet angle là et ça lui pose des soucis. Il sait qu'Emilie y tient mais il n'a pas encore envisagé de vivre ce genre de choses et de changer complètement de situation.
D'autre part il reprend son métier et il part photographier un chantier naval qui est en train de fermer. Il photographe ces hommes qui vont perdre leur emploi, qui sont vrais , qui sont burinés comme le sont les personnes qui travaillent sans cesse à l'air libre. 
Cette exposition il doit la faire au milieu d'autres photographes qui prennent ses photographies avec condescendance et moquerie, raillant ses personnages qui sont trop "normaux".
Par ce biais l'auteur nous montre l'envers du décor du métier de photographe et de la façon dont les choses sont perçues ainsi que l'hypocrisie qui règne surtout de la part de certains dans ce  milieu très sélectif. 
L'album  finit sur une note très triste et j'espère que voilà on va retrouver notre Marco dans une meilleure forme dans une suite un peu plus joyeuse. En même temps il y a tout de même des parties humoristiques avec par exemple les rencontres avec son frère et le partage des gros pétards.

Cette bande dessinée nous donne beaucoup réfléchir car elle met en scène des choses actuelles, douloureuses ou amusantes, qu'elle met en scène un personnage qui doit grandir et que tout cela sent le vécu ou le réalisme et c'est un vrai plaisir de se plonger dans les aventures de Marco.




Mon cheval, mon destin - Pierre Bottero



Tsina a douze ans. Un jour, elle franchit le mur d'une propriété où elle découvre un cheval maltraité. Tsina se sent irrépressiblement attirée par ce cheval. En revenant le voir chaque jour, elle rencontre la propriétaire qui tente de lutter contre la vente de sa maison par son neveu. Tsina, aidée de sa grand-mère Kazakh, va faire éclater la vérité et en apprendre un peu plus sur ses origines...

Editions Flammarion (Castor Poche)
Publié en 2002
163 pages
A propos de l'auteur : ici

Le défi numéro 53 du challenge Défi lecture 2016 porte sur la lecture d'un roman d'un auteur mort. J'ai immédiatement pensé à Pierre Bottero.
Mon cheval, mon destin est le premier tome d'une petite série qui en comporte deux.
Roman jeunesse, passionnant comme savait si bien les écrire cet auteur tellement doué.
Tsina est une jeune adolescente de 12 ans, d'origine Kazakh. Victime d'une agression elle saute le mur d'une propriété pour échapper à ses poursuivants et tombe nez à nez avec un magnifique cheval auquel elle se sent liée immédiatement. 
Revenant le voir chaque jour, elle se fait surprendre par un homme qui se révèle être le neveu de la propriétaire de la maison. Cet homme violent maltraite le cheval et a des projets malfaisants pour le domaine. Tsina ayant fait connaissance avec la propriétaire, elle tentera de faire éclater la vérité.
C'est un très joli roman sur la famille, les rapports entre Tsina et sa grand-mère sont délicieusement mis en scène, j'ai adoré cette grand-mère qui sait raconter le passé de la famille, aide sa petite fille, transmets son savoir, sait se fâcher quand c'est nécessaire, bref une grand même comme on en rêve.
Tsina aussi est un joli personnage, malgré sa jeunesse elle est déterminée, courageuse et sa relation avec ce cheval est juste merveilleuse.

Bien sur l'écriture est comme à chaque fois magnifique et embarque totalement.



Je n'ai jamais eu de petite robe noire - Roselyne Madelenat





Florence est journaliste dans la presse féminine et mène une vie sentimentale décousue. Depuis sa jeunesse, elle a rompu avec sa famille. Lors de l'enterrement de sa mère, Florence renoue avec son père qu'elle ne voyait plus. Ensemble, ils tissent un lien un peu fou, étrange, osent enfin s'aimer et se le dire. Et ce sentiment bouleverse la narratrice : ne détestait-elle pas son père jusqu'à présent ? Et lui, ne l'ignorait-il pas ? Que se passe-t-il ? La mort de sa mère ne se contente pas de mettre à nu des sentiments enfouis, elle ouvre aussi la boîte de Pandore sur un secret de famille datant de 1943. Un secret aussi incroyable qu'effroyable et dont son père est le seul à détenir la clé. Et qu'en est -il de la petite robe noire ? Pourquoi Florence n'en a-t-elle jamais portée ? C'est que les petites robes noires ont elles aussi leur secret... Un texte poignant, haletant dans les méandres troubles de la mémoire...

Editions Hugo & Cie
221 pages 
Publié en  2015
A propos de l'auteur : ici



Encore un roman lu dans le cadre des 68 premiers romans et une lecture bien agréable.
Florence à la cinquantaine, une vie sentimentale décousue, un job dans le journalisme dans la presse féminine, une enfance chaotique entre un père violent et une mère qui tente de faire face.
Le jour de l’enterrement de sa maman, elle renoue avec ce père qu'elle ne voyait plus. Par des retours dans le passé, nous découvrons que cette famille cache un lourd secret et Florence va découvrir une vérité trouble et difficile à accepter. La famille est au cœur de cette histoire, famille aimée, honnie, chamboulée et solidaire parfois.
J'ai bien aimé ce roman par sa construction, le suspense est plutôt bien maintenu même si on se doute assez rapidement de l'issue de l’enquête. Le fait d'alterner le passé avec le présent permet de mieux cerner la personnalité de chaque personnage. Au travers de son enfance, on perçoit d'autant plus les failles de Florence, son besoin d'amour et de liberté.
La petite robe noire, symbole de femme "idéale" ou « parfaite »apparaît bien tard et je me suis longtemps demandé ce qui avait pu justifier ce titre, mais au final c'est plutôt bien trouvé.
Une écriture bien agréable sert le roman et l'empathie envers les personnages est assez facile à éprouver, peut-être est-ce l’âge?

Au final un roman bien agréable à lire, que je ne regrette vraiment pas d'avoir découvert. Une auteure à suivre.

Daniel Avner a disparu - Elena Costa









Durant l'Occupation, les parents et la sœur du jeune Daniel Avner ont été 
arrêtés et déportés. Plusieurs mois après la Libération, le grand-père de 
Daniel envoie le garçon attendre le retour de sa famille au Lutetia, tout 
en sachant que personne ne reviendra plus.
Commence alors une longue période de sévices infligés par le grand-père 
à son petit-fils. 
Pourquoi Daniel accepte-t-il sans protester de souffrir, comme si sa douleur 
lui permettait de revivre celle des disparus, et ainsi de les rejoindre ? 
Pourquoi se sent-il tenu, après la mort de son grand-père, de retourner 
attendre devant le Lutetia, alors que l'établissement a depuis longtemps 
retrouvé sa fonction d'hôtel ? Sa rencontre avec Dora sur le boulevard 
Raspail le délivrera-t-elle de son obsession ?

Editions Gallimard (Blanche)
Publié en 2015
135 pages
A propos de l'auteur : ici










J'ai demandé ce roman dans le cadre du challenge 68 premiers romans car 
la 4 ème de couverture semblait vraiment intéressante.
Hélas, trois fois hélas je suis passée surement complètement à côté de cette 
lecture, je pensais naïvement lire ce roman en trois coups de cuillère à pot 
vu qu'il ne fait que 135 pages et c’est tout le contraire il m'a fallu un temps 
fou pour le terminer tellement le roman est oppressant et violent.
Daniel Avner n'a pas disparu réellement, il a échappé à une rafle qui a 
emporté toute sa famille, sauf son grand père,
Mais depuis c'est comme s'il n'avait plus d'existence, il est le survivant qui 
expier au travers de l'attente et de la douleur la disparition des êtres qu'il 
aimait.
De sévices et tortures par son grand-père à l'attente devant l'hôtel Lutetia, 
Daniel Avner n'a plus de vie propre, il accepte la douleur comme une 
punition pour avoir survécu.
Le récit à plusieurs voix (pas forcement bien identifiées) donne la pleine 
mesure de toute la noirceur de l'histoire.
Ce côté sombre, noir est particulièrement dérangeant et oppressant et ôte 
toute empathie avec les personnages.
J'ai perdu souvent le fil de l'histoire, pas vraiment compris où l'auteure 
voulait nous emmener, ressenti de l'ennui, aucune compassion pour les 
personnages, en résumé je suis vraiment passée à côté de l'intrigue et de 
ce que l'auteure voulait surement nous dire.
Reste tout de même une belle écriture mais ça ne suffit pas pour en faire
un roman très attrayant, par contre le sujet choisi par Elena Costa est 
vraiment courageux même si malheureusement chez moi ça n'est pas passé.