dimanche 30 avril 2017

Ce n'est pas toi que j'attendais - Fabien Toulmé





C'est l'histoire d'une rencontre. La rencontre d'un père et de sa petite fille pas comme les autres. Pour Fabien, l'annonce de la trisomie de Julia, c'est le monde qui s'écroule. Comment faire face au handicap de son enfant ? Comment apprendre à l'aimer ? Entre colère, doute, moments de tristesse et bonheurs inattendus, l'auteur raconte le difficile chemin d'acceptation qui le mènera vers sa fille. Une histoire d'amour, à la fois touchante et drôle, tendre et sincère, sur le thème universel de la différence.

Editions Delcourt
244 pages 
Publié le 8 Octobre 2014
A propos de l'auteur :ici


Un roman graphique qui  procure  beaucoup d'émotions de par son sujet qui est grave, comment réagir à l'arrivée d'un enfant différent.

Fabien et son épouse brésilienne sont les heureux parents d'une petite fille et attendent avec beaucoup de plaisir leur deuxième enfant. Au Brésil les examens réalisés ne montrent rien d'anormal et à leur retour en France rien  ni aucun médecin ne leur laisse supposer une anomalie dans le développement du bébé.
L'accouchement se passe bien et c'est après la naissance que les choses dérapent. L'enfant à une drôle de morphologie et surtout une tétralogie de Fallot. Le diagnostic tombe: Julia est trisomique.
Entre refus, douleur, rage, jalousie envers les autres parents d'enfants "normaux", dégoût, sentiment d'injustice, honte tous ces sentiments envahissent l'auteur,
 Incapable d'aimer cette enfant au départ il va peu à peu, se laisser séduire par cette enfant terriblement attachante et l’amour inconditionnel d'un père pour sa fille va supplanter tous les autres sentiments.

Ce qui est terriblement touchant c'est la sincérité de l'auteur, il ne se revendique pas parent parfait, il reconnait son rejet, cette douleur, ce sentiment d'avoir raté quelque chose, il s'interroge sur l'amour qu'il n'éprouve pas pour cette enfant, craint qu'il ne soit définitif et s'étonne de s'apercevoir qu'il est tellement simple de l'aimer tout simplement.


C'est une histoire magnifique que tout le monde devrait doit lire 



La maison au bord de la nuit - Catherine Banner



Au large de la Sicile, sur l'île de Castellamare, caillou fertile bercé par le sirocco et les légendes locales, Amedeo Esposito peut enfin poser ses valises. Élevé à l'orphelinat de Florence, ce médecin a un don pour le bonheur. Or, l'île lui réserve bien des surprises. À commencer par l'amour : partagé entre deux femmes, Amedeo fait le choix de bâtir avec l'une. Et qu'importe si l'abandon de l'autre lui coûte sa réputation et son titre de médecin ; avec celle qu'il épouse et les quatre enfants qu'elle lui donne – dont Maria-Grazia, la rescapée, la prunelle de ses yeux –,
Amedeo restaure une vieille bâtisse surplombant l'océan et rouvre le café qu'elle abritait.
C'est ici, dans la Maison au bord de la nuit, sur fond de guerre ou de paix, de crise ou de prospérité, que trois générations d'Esposito vont vivre, mourir, aimer, se déchirer, s'effondrer et se relever, sous le regard de la sainte patronne locale, Sant'Agata, toujours prompte à réaliser quelques miracles...
Dans cette saga familiale qui témoigne d'une maîtrise romanesque rare, Catherine Banner donne vie à une constellation de personnages inoubliables.

Editions Presses de la cité
511 pages  
Traduit par Marion Roman 
Publié le 6 Avril 2017
A propos de l'auteur : ici


Partir pour la Sicile, enfin une petite ile au large de la Sicile pour y découvrir l'histoire de la famille Esposito et également celle de leurs voisins, amis etc..

Amedeo Esposito est médecin, abandonné il a été élevé dans un orphelinat à Florence. Son courage et sa force de caractère lui permettent de faire des études de médicine et son  parcours médical, l'emmène en Sicile et plus particulièrement sur l'île de Castellamare où il exercera désormais.
Tombé amoureux de cette île et de ses habitants, il s'installe et épouse l'une des jeunes femmes de l'île.
Le premier scandale viendra lors de la naissance de son premier enfant qui nait le même jour que celui du "Comte" de l'île. Accusé d'être le père de cet enfant également, Amedeo doit se défendre et reconquérir sa jeune femme choquée par cette révélation.
Il est révoqué comme médecin et décide de racheter le café de l'île : la maison au bord de la nuit pour y travailler et faire vivre sa famille.
Deux autres enfants naitront de son union, dont la petite Maria Grazia, enfant née très prématurée pour laquelle son père se battra corps et âme pour qu'elle vive et puisse grandir normalement.

D'évènements religieux, en moments politiques (c'est l'avènement du fascisme) mais aussi en rebondissements et moments de douleurs ou de bonheur la famille Esposito va être au centre de la vie de cette île. 
C'est sous le regard de la sainte patronne de l'île, Sant ‘Agata, que nous allons aller à la rencontre des générations qui vont se suivre, de leurs choix de vie, de leurs désillusions, de leurs espoirs.

Ce roman est juste beau, très beau même il a un accent de sincérité, une vision extrêmement juste et agréable des moments de vie qu'on traverse au cours de son existence. Des instants de bonheur, des malheurs, des pertes, des trahisons, la vie qu'on ne choisit pas toujours mais par-dessus tout, l’amour, celui de sa famille, celui des amis, la solidarité, l'acceptation de l'autre, tout cela est magnifiquement retranscrit par l'auteure.

Ses personnages sont également une vraie force dans ce roman, à la fois ils sont touchants et agaçants parfois comme peuvent l’être des vrais personnes. Leur psychologie est subtilement abordée et on se prend à vraiment les aimer comme des amis.

Très belle écriture fluide et vivante, petits mots italiens parsemant les phrases (un bonheur pour moi) et l'envie de tourner les pages pour suivre cette famille à la fois ordinaire et étonnante de diversité.

Si comme moi vous aimez les belles histoires qui vous emportent loin, qui revisitent l'histoire et vous présentent des personnages qui deviennent des amis... FONCEZ....

Un immense merci à NetGalley et aux Editions Presses de la Cité pour cette lecture qui rejoint mes coups de cœur 


2017

mercredi 26 avril 2017

Starters, tome 1 - Lissa Price




Dans un futur proche : après les ravages d’un virus mortel, seules ont survécu les populations très jeunes ou très âgées : les Starters et les Enders. Réduite à la misère, la jeune Callie, du haut de ses seize ans, tente de survivre dans la rue avec son petit frère. Elle prend alors une décision inimaginable : louer son corps à un mystérieux institut scientifique, la Banque des Corps. L’esprit d’une vieille femme en prend possession pour retrouver sa jeunesse perdue. Malheureusement, rien ne se déroule comme prévu… Et Callie réalise bientôt que son corps n’a été loué que dans un seul but : exécuter un sinistre plan qu’elle devra contrecarrer à tout prix !


Editions Robert Laffont (R)
Publié en 2012
449 pages
A propos de l'auteur : ici



Pour une fois je commencerai par la couverture que je trouve vraiment très jolie et qui intrigue avec cette jeune fille très belle mais aussi bien mystérieuse.

J'ai gagné cette duologie  (ce roman et sa suite Enders) lors d'un concours il y a plusieurs années (en juin 2013) et j'avoue que je n'avais pas pris le temps de me pencher sur  cette histoire, privilégiant d'autres dystopies comme Hungers Games ou Divergente.
J'ai donc ressorti ces romans de ma PAL quand je me suis aperçue que chaque tome allait me permettre de remplir 1 rubrique du Challenge défi 2017.

Je ne suis pas une spécialiste de la dystopie, si j'ai adoré les Hungers Games, je me suis beaucoup ennuyée avec Divergente et donc je me suis lancée dans cette lecture en espérant qu'elle pourrait au minimum me faire passer un agréable moment et ce fut le cas.
Si ce n'est pas aussi enlevé ou fort que les Hungers Games, il y a un côté nouveauté et originalité dans cette histoire qui m'a beaucoup plu.

Un virus mortel a ravagé la terre ne laissant comme survivants que les Starters (les jeunes) et les Enders (les vieux). 
Callie a perdu ses parents lors de l'épidémie et n'a plus comme famille que son petit frère qui est malade, ils vivent dans des squats et peinent à survivre. Pour tenter de le soigner et de réussir à avoir un logement, elle prend la décision de se rendre dans un centre scientifique où les starters louent leurs corps moyennant une rémunération à de vieux Enders qui souhaitent se refaire une jeunesse.
Les deux premières locations se passent magnifiquement et à la troisième tout dérape. L’Enders qui a loué son corps n'est pas juste une vieille personne qui veut s'amuser mais a d'autres projets bien plus forts et qui doivent bouleverser l'ordre actuel.
Comment Callie va t'elle s'en sortir et que va t'elle découvrir de si terrifiant?

Callie est un personnage, certes moins charismatique que la Katniss des Hungers mais elle n'en est pas moins une jeune fille de caractère, qui ne s'en laisse pas conter et qui sait prendre ses responsabilités. 
Elle choisit de se mettre en danger pour sauver son petit frère. Elle a du courage, de l'intelligence, du cœur et reste une adolescente avec ces émotions amoureuses et autres.

L'histoire est originale, différente des autres dystopies et par ce fait là très intéressante car on ne sait vraiment pas où l'auteure nous emmène mais on y va avec plaisir.

L'écriture est très fluide et accompagne parfaitement les rebondissements qui ne manquent pas de se produire dans ce roman.


En conclusion, une dystopie originale avec des personnages forts et un deuxième tome qui m'attend sagement et que je vais lire vite tellement j'ai bien accroché à cette histoire.

Sous la même étoile - Dorit Rabinyan





Tout commence par le froid glacial d'un hiver à New York et tout se termine sur le sable brûlant des plages de Jaffa. Le hasard a fait se rencontrer et s'aimer une femme et un homme qui ne se seraient jamais adressé la parole dans d'autres circonstances. La femme, c'est Liat, une Israélienne dévorée par une nostalgie profonde de Tel Aviv. L'homme, c'est ‘Hilmi, un peintre palestinien originaire de Ramallah. À New York, espace neutre hors du temps et de la politique, Liat et ‘Hilmi décident de s'immerger, le temps d'un hiver, dans un amour impossible. Commence alors une vie commune dont la date d'expiration se rapproche chaque jour un peu plus. Dans cet univers clos qu'ils se sont créé, Liat et ‘Hilmi ont décidé d'ignorer les à-côtés, les différences et les fissures. Mais la réalité finit toujours par s'imposer...


Editions Les Escales
391 pages 
Publié le 2 Mars 2017
A propos de l'auteur : ici


A la recherche d'un roman ayant provoqué une polémique à sa sortie pour le Challenge Défi 2017 je suis tombée sur une publicité pour ce livre pour lequel il était noté que le roman avait été jugé "contraire aux valeurs du pays " par le ministère de la culture d'Israël et retiré de ce fait des programmes scolaires.
Effectivement une histoire d'amour entre une israélienne et un palestien il y de quoi mettre le feu aux poudres.... (Je rigole bien sûr).

Liat et Himli se rencontrent à New York et bien que sachant que leur histoire d'amour aura une fin, ils décident de la vivre à fond tout en cachant plus ou moins à leurs familles respectives cet amour.
C'est sur fond de conflit palestino-israélien que nos deux amoureux vont s'aimer et s'apercevoir combien il est peu aisé de faire partie de deux peuples différents qui s'affrontent quotidiennement.
Malgré cette situation conflictuelle, chacun réagissant en fonction de ses racines, ils mettront tout en œuvre pour vivre un amour vrai jusqu'à leur retour chacun dans leurs pays.

La grande force de l'auteure et du roman c'est qu'il n'est pas une œuvre politique, à aucun moment l'auteure ne nous donne le sentiment de vouloir nous parler du conflit en prenant partie pour l'un ou pour l'autre des deux camps, elle nous relate juste la difficulté de s'aimer quand tout nous sépare, que ce soit la religion, les études, le niveau de vie ou intellectuel etc..

Dorit Rabinyan a une écriture très fluide, poétique et accrocheuse, malheureusement elle ne nous épargne pas quelques longueurs dans son roman et des situations un peu confuses mais rien de très dérangeant au final.
C'est une histoire qui se lit vraiment très bien, de plus les descriptions de New York, de Tel Aviv sont remarquables et nous donnent l'impression d'être sur place avec nos protagonistes.

La fin ne manque pas de nous laisser abasourdis car vraiment inattendue, en même cela pouvait-il finir autrement…


Une belle lecture et une belle découverte au final

mardi 25 avril 2017

En roue libre - Lisa Owens





À presque trente ans, Claire a décidé de donner enfin du sens à sa vie. Étape 1 : démissionner de son poste dans la « communication créative ». Étape 2 : mettre ce temps libre à profit pour se sculpter un corps de déesse, courir les expos, raviver la flamme avec Luke, son amoureux de longue date. Étape 3 : PRO-FI-TER.
Six mois plus tard, le bilan est cata : Claire erre chez elle en pyjama, se vautre dans l'autodépréciation et l'alcool, fouille les réseaux sociaux à la recherche d'indices sur l'infidélité supposée de Luke, commet une gaffe irréparable avec sa mère. Même ses amis les plus solidaires commencent à laisser filtrer un début de ras-le-bol devant son comportement d'ado paresseuse. Claire le sent : la situation lui échappe.

Editions Belfond
288 pages  
Traduit par Guillaume-Jean Milan 
Publié le  20 Avril 2017
A propos de l'auteur : ici



J'ai reçu ce roman dans le cadre d'un partenariat spécial Babelio Masse critique pour lequel j'avais postulé et je remercie donc les éditions Belfond et Babelio pour cette lecture.

Claire une jeune femme de 30 ans décide de quitter son emploi pour lequel elle ne ressent que de l'ennui et qu'elle ne se voit pas exercer toute sa vie. En fait Claire cherche un sens à sa vie et pour cela décide de tout changer et de se reprendre en main tout en profitant au maximum de ce temps libre retrouvé.
Va t'elle réussir son pari et découvrir vraiment ce qu'elle désire faire de son existence?
Nous allons la suivre dans sa quête ainsi que dans ses relations avec  Luke son amoureux ou sa mère.

Ce roman nous est présenté comme un nouveau Bridget Jones par la situation de son héroïne et par un certain humour.
Bon si j'ai lu sans déplaisir et facilement cette histoire je ne peux pas vraiment cautionner sa comparaison avec le roman qui nous relate les aventures de Bridget Jones car il manque quelque chose à cette histoire pour parvenir à l'égaler.

Il manque pour moi un personnage charismatique comme l'était Bridget, ici Claire est juste agaçante, énervante, on dirait une adolescente attardée qui ne sait pas ce qu'elle veut ni avec qui, bref un personnage que j'ai personnellement trouvé antipathique au possible d'une immaturité totale et incapable de contrôler ses addictions.

L'histoire également est superficielle, sans grand suspense ni rebondissements, je n'ai pas été subjuguée non plus par le choix de la narration qui nous propose de courts chapitres un peu décousus sans vrai fil conducteur, le seul avantage c'est que cela se lit vite du coup.

L'écriture par contre est agréable et enlevée comme il sied bien à ce type de roman et cela contribue au fait que ce roman se lise bien même si ce n'est pas un coup de cœur loin de là.


Voilà pour moi c'est un peu raté mais comme toujours ce n'est que ma modeste opinion, je persiste à penser qu'il faut se faire sa propre opinion en lisant soi-même une histoire qui peut nous sembler convenir à notre sensibilité.

Silex and the city, tome 3 : Le néolithique, c'est pas automatique - Jul





Le Néolithique, c'est pas automatique est le 3e tome de Silex and the City, une série dans laquelle Jul raconte le présent à la mode préhistorique pour mieux se jouer de l'actualité.

Dans ce 3e album de Silex and the City – Le Néolithique, c'est pas automatique –, on découvre les ancêtres des agences de notation. On tremble face à la concurrence de l'Homme de Pékin. On s'enthousiasme pour « l'évolution du Jasmin » et on manifeste contre les expulsions des espèces défavorisées avec le « Réseau évolution sans frontières ». On invente les réseaux sociaux avec « Flèchebook ». Et quand le volcan explose, le spectre de Fukushima se profile à travers les âges, malgré la communication rassurante d'EDF (Énergie du feu). Serions-nous, comme le prédit le fameux « calendrier lémurien », à la veille de la fin du monde, annoncée pour l'année 40012 avant Jésus-Christ ?

Ce 3e épisode de Silex and the City confirme ce que laissaient pressentir les deux premiers : oui, l'actualité peut faire rire... grâce à la bande dessinée !

Editions Dargaud
Publié en 2012
48 pages
A propos de l'auteur : ici


Je continue ma découverte de cette bande dessinée géniale avec ce tome 3 dans lequel bien sur nous retrouvons tous les personnages comme Blog, Spam, Url, web et tant d'autres

Encore une fois à travers des situations hilarantes nous sommes confrontés à une actualité très moderne et de nouveaux sujets sont abordés comme par exemple l'immigration et l'expulsion de familles qui sont qualifiées ici d’espèces défavorisées. On y aborde aussi l'aide apportée à ces expulsés et la solidarité qui peut s'installer parfois.

L’éducation nationale est également évoquée avec le retour de Blog dans son giron.

Le sujet des réseaux sociaux fait partie des grands moments de ce tome avec la création de Fléchebook mais tout cela n'est rien à côté de l'explosion de ce fameux volcan propriété exclusive de EDF qui explose entraînant des risques pour les populations, on ne peut pas s’empêcher de  penser à Fukushima ou Tchernobyl.


Bref on rit de bon cœur tout en reconnaissant bien des problèmes très contemporains et des situations que nous vivons tous les jours et c'est un vrai plaisir de continuer à découvrir les aventures de nos populations préhistoriques.

samedi 22 avril 2017

Je me suis tue - Mathieu Menegaux



Du fond de sa cellule de la maison d'arrêt des femmes à Fresnes, Claire nous livre l’enchaînement des faits qui l’ont conduite en prison : l’histoire d’une femme victime d’un crime odieux. Elle a choisi de porter seule ce fardeau. Les conséquences de cette décision vont se révéler dramatiques. Enfermée dans sa solitude, Claire va commettre l’irréparable. Le mutisme sera sa seule ligne de défense, et personne, ni son mari, ni ses proches, ni la justice ne saisira ses motivations.

Editions Points
Publié en 2017
144 pages
A propos de l'auteur : ici


Pour un premier roman c'est un coup de maître, le type de livre qu'on ne peut plus lâcher dès qu'on le commence tellement l'histoire nous emporte totalement dans des contrées de noirceur absolue et qu’on veut savoir comment les choses se sont passées pour que l’héroïne soit dans cette situation dramatique
.
Claire une quadragénaire sans histoires et à la vie plutôt bourgeoise est en prison. Murée dans le silence elle décide  finalement de raconter ce qui l'a conduite dans cette cellule et d'un coup on plonge dans une succession de drames terribles.

On ne peut rien dire de l'intrigue car elle enlèverait toute sa surprise à l'histoire, juste raconter combien l'auteur de sexe masculin a su à merveille se mettre dans la peau d'une femme au point qu'on parvient à s'identifier à Claire et à se demander comment on aurait réagi dans les mêmes circonstances, c'est juste incroyable.

D'une écriture ciselée ou rien n'est de trop Mathieu Menegaux nous rend addict à ses personnages.
 L’intrigue est d'une noirceur horrible, des sentiments contradictoires sont ressentis  pour Claire et on ne peut que se dire que le silence et le choix de porter seule le poids du drame qu'elle vit sont la cause de ce désastre et que si elle s'était confiée et avait parlé avant tout aurait pu  surement être changé.


Comme je le disais un premier roman d'une force et d'une puissance énormes et un coup de cœur pour cette histoire que je recommande vraiment.



2017