dimanche 19 mars 2017

Le Loup Peint - Jacques Saussey




Vincent Galtier est vétérinaire dans une petite ville de Bourgogne. Depuis la mort accidentelle de son fils, son couple est à la dérive et il passe d’une maîtresse à une autre, sans autre satisfaction que celle de la chair.

Un soir qu’il vient de quitter le lit de sa dernière conquête, alors qu’il traverse une forêt isolée, une voiture occupée par d’étranges silhouettes tente de le tuer en le faisant sortir de la route. Quelques instants plus tard, c’est une scène de cauchemar qu’il découvre en arrivant chez lui.

De surprises en manipulations, il comprend qu’il est un pantin immergé malgré lui au cœur d’un complot dont l’objectif n’a rien de pacifique…

Editions du Toucan
432 pages 
Publié le 6 Janvier 2016
A propos de l'auteur : ici


Jacques Saussey est un auteur que j'apprécie beaucoup, qui écrit de très bons romans et  qui mérite le succès qui est en train de lui arriver.

Ces considérations sont là pour vous expliquer que malgré l’intérêt qu’on porte à un auteur et le plaisir qu’on a pu prendre à lire ses histoires il arrive qu’un roman ne nous accroche pas trop et c’est le cas avec cette histoire sur laquelle j'ai un avis mitigé.

Mitigé pourquoi? Tout simplement parce que si j'ai aimé l'histoire, l’intrigue, le côté "être au mauvais moment et au mauvais endroit" et avoir les pires ennuis du monde ensuite, j'ai trouvé que l'auteur nous avait embarqué dans un roman plein de clichés tant sur les hommes, que les femmes et même sur la Police.
Dans ce roman quasiment tous les hommes ont vraiment le cerveau situé au niveau de la braguette et Sophie la femme tueuse est juste la plus grande bombe qu’on ne puisse jamais rencontrer. L'auteur n'oublie pas de nous rappeler toutes les 3 pages combien ses yeux sont d'un bleu incroyable, combien ses jambes sont immenses etc etc… bref pas mal de redites un peu trop présentes.
On n'oublie pas non plus le médecin qui couche avec le personnel féminin, les flics obsédés par le sexe qui en deviennent complètement incompétents. Seul le duo improbable surnommé Laurel et Hardy est intéressant
Et le  pire est à venir avec la tenue de travail  de notre personnage féminin qui n'est rien d'autre que le fantasme de ces messieurs, l'infirmière nue sous sa blouse déboutonnée lascivement juste suffisamment pour entrevoir les appâts extraordinaires de Sophie... Il semble que l'auteur ne s'est pas rendu  dans un hôpital depuis un petit moment (tant mieux pour lui) car sinon il aurait remarqué que les blouses sexy et transparentes sont maintenant devenues le plus souvent des pyjamas aux couleurs pas franchement folichonnes et surtout à la coupe absolument informe qui ne met pas en valeur la plastique du personnel infirmier.

Il y a toutefois de très bons moments dans ce roman, un personnage que j'ai bien apprécié celui de Richard Milan qui petit à petit parvient à sortir du bourbier dans lequel cette histoire emmène tout le monde et à faire surgir la vérité, il y a aussi  des clins d'œil aux autres auteurs bien sympathiques (Paul Colize joue un rôle important dans ce roman), une région et des villes que je connais et que j'aime mais tout ceci  malheureusement n'a pas suffi pas à supplanter le côté caricatural des personnages et  les clichés qui émaillent le récit et du coup à me faire vraiment apprécier ce roman.

J'ai trouvé aussi que toute la partie consacrée au bioterrorisme aurait mérité un développement plus important, elle m'a vraiment paru survolée et c’est vraiment dommage car elle était vraiment originale

Voilà, en résumé les raisons pour lesquelles j'ai été assez  déçue par ce roman mais il n'en reste pas moins un roman qui se lit bien, dont l’écriture est toujours aussi agréable, qui a une intrigue intéressante qui se suit avec plaisir et puis surtout j'ai découvert cet animal fascinant que je ne connaissais pas : le loup peint.


Même si ce roman ne m'a pas touchée plus que ça, je sais que je lirai d'autres romans de l'auteur car déjà ils sont dans ma PAL et puis ce n'est pas un livre qu'on trouve moins bon qui peut nous détourner d'un auteur qu'on aime.


samedi 18 mars 2017

L'Epouvanteur, tome 08 : Le Destin de l'Epouvanteur - Joseph Delaney





L'épouvanteur, Tom et Alice partent dans le sud de l'Irlande pour fuir la guerre qui ravage le comté. La seule chose qui protège Tom et Alice est la fiole de sang. S'ils s'éloignent de trop ou si la fiole est brisée, ils seront à la merci du diable.

Pendant ce temps, Tom est recruté pour faire face à une alliance maléfique de mages, et prend possession de la Lame de l'Épouvanteur. Une épée avec une face sombre et qui a soif de son propre sang ... C'est la seule arme qui a une chance de battre le Diable en combat. Mais d'abord, Tom a besoin de s'entrainer, et la seule personne qui peut l'aider est Grimalkin, la sorcière assassin. Viendra-t-elle ?

Editions Bayard (jeunesse)
Publié en 2012
330 pages 
Traduit par Marie-Hélène Delval
A propos de l'auteur :ici


Huitième tome de cette série jeunesse qui est toutefois à ne pas mettre entre des mains trop sensibles car c'est tout de même très sombre et certaines situations peuvent sembler trop dures pour des jeunes personnes.

John, Tom et Alice ont quitté le comté ravagé par la guerre et ils se dirigent vers l'Irlande où ils vont être confrontés à des personnages maléfiques qu'ils ne connaissent pas et à une armée de mages aux pouvoirs magiques exceptionnels mais également au Malin auquel Tom est lié puisqu'il lui a vendu son âme. La fiole de sang est la seule chose qui protège Alice et Tom de l'emprise du diable... si celle-ci vient à être brisée ils seront en son pouvoir totalement.

Rien de bien nouveau sous le soleil, Tom est toujours aussi attachant et courageux, se mettant en danger et bravant tous les êtres maléfiques bien qu'il ne soit encore qu'un apprenti, il en a déjà vu de toutes les couleurs. Alice est toujours partagée entre le bien et le mal, fille du malin seule sa conscience et l'amitié qu'elle porte à Tom lui permettent de ne pas se laisser emporter vers l'obscur mais elle va quand même se retrouver dans une situation terrible et on va avoir très peur pour son personnage
John Diggory et peu présent dans ce tome, il apparaît au détour de quelques pages mais un personnage inattendu prend une importance folle, la sorcière Grimalkin, prouvant par-là que tout n'est pas noir ou blanc et que même les sorciers même les plus terribles  peuvent pencher vers le bien.
En fait les personnages de cette série sont terriblement attachants, on les aime, on les suit, on vibre, on s'inquiète et on espère que tout ira bien pour nos préférés. Les voir quelques fois dans des situations terribles nous inquiète énormément.

Ce tome est vraiment réussi, on se laisse totalement embarqué par l'histoire, aucun temps mort, des rebondissements en veux-tu en voilà, des personnages trop attachants, des méchants pas toujours méchants, des gentils qui révèlent des côtés sombres rien n'est acquis, rien n'est sur et on en redemande.


Voila à bientôt pour le tome 9…




mercredi 15 mars 2017

Demain je pars... - Laurent Leoncini



Cela ne vous est jamais arrivé d’avoir envie de tout plaquer, que vous ayez seize, vingt-cinq, ou cinquante ans ? Changer de pays, de climat, de culture, de vie. L’homme est-il fait pour vivre toute son existence avec la même femme ? Ai-je fait le bon choix ? Après tout, je n’ai qu’une seule vie, je prends le risque ou pas ? Tout plaquer sur un coup de tête déjà trop réfléchi, remplacer ses habitudes quotidiennes pour découvrir quelque chose de nouveau. Pas comme une aventure de vacances pour faire un break, mais partir sans avoir l’idée de revenir, un départ sans retour possible dans le passé. Ça fait quoi de partir sans se soucier de payer son loyer, ses factures, de laisser ses meubles, ses souvenirs, vieilles pantoufles usées que l’on gardait sans savoir pourquoi. Est-ce de la lâcheté, ou du courage ? Alors quoi faire, garder cette idée comme un beau rêve auquel on pense chaque nuit et que l’on oublie quand le réveil sonne, pour vivre une vie sans surprise dont on connaît déjà le déroulement. Ou bien partir au risque de se ramasser la figure, et de gâcher sa vie ?

Editions Librinova
274 pages 
Publié en Novembre 2016
Format epub
A propos de l'auteur : ici


Un avis un peu mitigé sur ce roman car si l'histoire m'a bien plu et que je l'ai trouvée originale j'ai moins accroché au rythme et à l'écriture. De plus je trouve que la couverture est pas très jolie et qu'elle n"évoque pas vraiment la teneur du roman.
Une des raisons (inintéressante et un peu idiote) qui m'a fait choisir ce roman est le nom de famille de l'auteur qui est le même que celui d'un de mes oncles en Italie.

Hugo est un homme jeune, bourgeois qui s'ennuie dans la vie et qui décide un jour de changer celle-ci totalement.
Anna est une jeune femme, un peu coincée dont la route croise un jour celle d'un mystérieux inconnu qui lui fait vivre mille tourments d'amour, la faisant passer par divers sentiments. Bon il n'est pas trop difficile de deviner qui est cet inconnu.
Les personnages s'adressent à nous directement ce qui aurait dû être un échange très dynamique et plaisant et 'est là que je trouve que justement l'auteur n'est pas vraiment parvenu à donner du rythme à son histoire. Les dialogues s’enchaînent, les situations passent mais je n'ai pas été embarquée plus que ça dans l'histoire.
J'ai aimé le personnage d'Anna, beaucoup moins celui de Hugo que j'ai trouvé odieux sur bien des rapports, sa façon de jouer avec les femmes, avec les sentiments naissants d'Anna me l'ont rendu vraiment antipathique. Heureusement les choses évoluent avec le roman et la fin est douloureuse mais chut vous n'en saurez pas davantage.


Alors ce roman vous donnera t'il envie de tout plaquer et de changer de vie...




dimanche 12 mars 2017

Arrête avec tes mensonges - Philippe Besson




De passage dans sa région natale, le narrateur, qui n'est autre que Philippe Besson, aperçoit au détour d'une rue une silhouette, un visage, dont la ressemblance avec son premier amour le frappe tel un coup de poignard. S'ensuit le récit de la rencontre, vingt-cinq ans plus tôt, entre deux adolescents que tout oppose : l'un, plutôt timide, est fils d'instituteur, élève studieux et lecteur chevronné ; l'autre est enfant de paysans, rebelle, charismatique et mystérieux, coqueluche des filles du lycée. Leur attirance est immédiate, sans équivoque. Leurs étreintes clandestines se déroulent dans un émerveillement teinté de culpabilité et de déni. Le secret qui les entoure n'en accentue que davantage l'intensité. Mais Thomas se montre incapable d'exprimer ses sentiments, d'accepter ce qu'il est. Il disparaît de la vie du narrateur aussi soudainement qu'il y était entré, laissant au jeune Philippe la blessure d'un premier amour au goût d'inachevé. Lorsque ce récit prend fin, des années après, l'auteur apprend avec une infinie tristesse que le Thomas si lumineux de sa jeunesse a passé sa vie à tenter de contrecarrer sa nature, à la dissimuler aux yeux de tous, précipitant ainsi sa fin tragique.

Editions Julliard
194 pages 
Publié le 5 Janvier 2017
A propos de l'auteur :ici


Attention coup de coeur...

Ce roman est juste une merveille, d'émotions, de sentiments, d'amour, de tolérance, c'est beau tout simplement.

L'auteur revient dans sa région natale et lors d'une interview aperçoit une silhouette  et un visage qui le bouleverse, ce sont ceux de son premier amour Thomas. Philippe Besson nous raconte cette histoire d'amour qui le marquera toute sa vie.
Fils d'intellectuels le narrateur tombe sous le charme d'un enfant d'agriculteur Thomas. Cet amour  qui restera secret va  conditionner beaucoup de choses dans la vie des deux personnages.
Philippe assumera son homosexualité au grand jour tandis que Thomas fera tout pour rentrer dans le rang et combattre sa vraie nature.
Entre rendez-vous secrets, disputes, amour et ignorance rien ne sera simple pour nos amoureux.
Philippe, élève brillant, finira par donner raison à son amoureux quand celui-ci lui dit "parce que tu partiras et que nous resterons" en quittant cette région et en faisant sa vie loin de Thomas.
Dans cette relation on sent tout le poids du regard des autres, des non-dits, du secret qu'il faut garder, de l'amour qui ne veut pas prononcer son nom et des différences culturelles.

Tout ce roman nous emporte complètement de la première à la dernière page. On est happé par le récit et par la beauté de la plume de l'auteur.

Je persiste à penser que Philippe Besson a une des plus belles plumes de la littérature française, à la fois tendre, forte, fluide, dure et poétique. Je me régale à lire ses belles phrases et les mots qu'il utilise qui sont pensés et choisis avec un soin énorme pour coller totalement à l'histoire sans en alourdir le style ni la rendre difficilement compréhensible par le commun des mortels. Tout est juste dans sa façon de raconter cette histoire d’amour.
Bien il ne faut pas oublier les larmes qui perlent à nos yeux à la fin du roman car malheureusement comme cela est indiqué dans la 4 ème de couverture, le destin de Thomas connait une fin tragique.


Encore une fois je suis tombée complètement sous le charme de cette histoire et de cette plume extraordinaire. Un roman à lire absolument pour mesurer combien le chemin est encore long pour parvenir à une tolérance totale concernant de situations qui ne devraient qu'être acceptées sans jugement ni rejet.




2017

dimanche 5 mars 2017

Mon bilan mensuel : février 2017


















Un mois pas exceptionnel au niveau lectures mais tout de même quelques romans qui sortent du lot : Espionnes, La voie des âmes, La valse des arbres et du ciel et La cour des grandes mais surtout j'ai découvert une bande dessinée qui vaut vraiment le déplacement Silex and the city.

Revival - Stephen King





La foudre est-elle plus puissante que Dieu ?
Il a suffi de quelques jours au charismatique Révérend Charles Jacobs pour ensorceler les habitants de Harlow dans le Maine. Et plus que tout autre, le petit Jamie. Car l’homme et l’enfant ont une passion commune : l’électricité.
Trente ans plus tard, Jamie, guitariste de rock rongé par l’alcool et la drogue, est devenu une épave. Jusqu’à ce qu’il croise à nouveau le chemin de Jacobs et découvre que le mot « Revival » a plus d’un sens... Et qu’il y a bien des façons de renaître !
Addiction, fanatisme, religion, expérimentations scientifiques… un roman électrique sur ce qui se cache de l’autre côté du miroir. Hommage à Edgar Allan Poe, Nathaniel Hawthorne et Lovecraft, un King d’anthologie

Editions Le Livre de Poche
544 pages  
Publié le 1 Février 2017
A propos de l'auteur : ici


J'étais une grande fan de Stephen King dont je lisais absolument tous les romans et un jour je ne sais pas trop pour quelle raison je me suis lassée. Je suis restée un long moment sans rouvrir un livre du "King" et il a fallu des circonstances comme le Défi 2017 pour que je me replonge dans un œuvre de Stephen King.

Ce roman m'a t'il réconciliée avec l'auteur? M'a t'il redonné l'envie de me plonger dans tous les romans que je n'ai pas encore lu de Stephen King? Ma réponse est oui même si je ne suis pas totalement emballée par ce roman que j'ai trouvé long et très lent à démarrer..
Dans ce roman qui fait référence à Mary Shelley et à Lovecraft, King met en scène un jeune garçon Jamie et un révérend Charles Jacobs. Jamie et le Révérend nouent une amitié très forte, celle-ci se brise le jour où le drame s'invite dans la vie de l'homme d'église et que celui-ci perd la foi. A la suite d'un sermon très polémique il est contraint de quitter sa paroisse.
Des années plus tard Jamie est devenu guitariste de rock et junkie. Sa nouvelle rencontre avec le Révérend devenu bonimenteur et forain va le sortir de la drogue et lui permettre de renaître.
Les chemins de nos personnages vont encore se séparer et les retrouvailles marqueront un tournant dans l'existence de l'un et de l'autre. 

Après un début vraiment très lent, on entre petit à petit dans l'histoire et enfin cela s'accélère un peu. Je dis un peu car en fait hormis à la fin du roman l'action est assez inexistante et on s'ennuie un peu.
Quand on a connu les romans de King où on était terrifié du début à la fin, où la peur était omniprésente et qu'on avait le cœur qui battait fort en découvrant dans quelles situations terrifiantes l'auteur avait conduit ses personnages c'est vrai que ce roman ci est loin d'avoir les caractéristiques décrites.

Les personnages sont quand même un point fort du roman, ils sont fouillés, intéressants et on a envie de les suivre et de découvrir ce qu'il va leur arriver.
J’ai aimé suivre la vie de Jamie de son enfance à la cinquantaine et découvrir au fil des pages ses tourments et ses espoirs.
L'électricité est aussi un des personnages de cette histoire mais je n'en dirai pas davantage.


Revival est un bon roman du « maître » mais je ne le classerai pas dans ses meilleurs. Il se lit bien, est intéressant mais manque un peu de rythme, de suspense et de terreur à mon goût. 

Merci aux Editions Le Livre de Poche Imaginaire pour cette lecture.