Affichage des articles dont le libellé est 2015. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2015. Afficher tous les articles

mercredi 10 août 2016

La mémoire des embruns - Karen Viggers


Mary est âgée, sa santé se dégrade. Elle décide de passer ses derniers jours sur l’île Bruny qu’elle a quittée des années auparavant. Mary se remémore cette époque : de terribles événements l’avaient alors forcée, ainsi que son mari, gardien du phare, et ses enfants, à retourner à la civilisation. Le secret à l’origine de leur départ est trop lourd à porter et elle doit se confier pour trouver l’absolution. Ce sera à Leon, le garde forestier de l’île. 

Seul Tom, le benjamin de Mary, partage l’amour de sa mère pour cette île balayée par les vents mais véritable havre de paix propice à la guérison. Depuis son retour d’Antarctique et le divorce qui l’a détruit, Tom mène une vie solitaire de peur de souffrir à nouveau. Jusqu’au jour où il rencontre Emma, aussi ouverte et chaleureuse qu’il est taciturne. Comme Tom, Mary n’aurait pu imaginer devoir un jour affronter son passé. Pourtant, alors qu’elle vit ses dernières heures, rien ne se déroule comme elle l’avait prévu.


Editions Les Escales
448 pages 
Publié le 12 Mars 2015
A propos de l'auteur : ici
Je remonte mon avis sur ce roman car il fait partie de la sélection août du Prix du Livre de Poche 2016.


C'est donc Gerard Collard qui m'a donné envie de découvrir ce roman, grâce à son avis dithyrambique sur l'histoire.
Effectivement ce roman est un vrai bijou de tendresse , de douceur, de force, d'amour et d'amitié.
Mary est une vieille dame , qui est à la fin de sa vie et qui décide de venir mourir sur l'île Bruny où elle a vécu avec son mari qui était gardien du phare.
Leur départ a été causé pour une raison qu'on ignore et c'est un secret que Mary a gardé toute sa vie. Sentant sa mort arriver, elle veut absolument se débarrasser de celui ci mais ne sait pas à qui le confier. Ce sera à Léon le garde forestier de l’Île qui a la lourde charge de veiller sur elle pendant son séjour.
D'un autre côté nous avons ses enfants qui se déchirent en raison de leur opposition à son départ, deux d'entre eux préféreraient la mettre dans une maison de retraite, seul le dernier Tom comprend sa mère et vient la voir régulièrement sur l'île.
Ce n'est pas forcement une histoire très nouvelle, ni vraiment super originale mais c'est d'une telle pureté d'écriture, les sentiments sont tellement bien rendus, c'est aussi plein de douceur mais en même temps on sait que l'histoire va finir mal et ceci ajoute donc à  l’intérêt de l'intrigue, Mary aura t"elle le temps de mettre en ordre toute sa vie avant de partir pour toujours? Quel est donc ce secret si lourd qu'elle porte? 
Les personnages sont beaux, justes, vrais et on ne peut que s'y attacher, même pour ceux qui peuvent paraître plus antipathiques car au final ils dévoilent leurs failles et cessent d'inspirer des sentiments aussi négatifs.
Une belle écriture, une belle histoire, des beaux personnages il ne faut rien de plus pour passer un délicieux moment de lecture et faire de cette histoire un coup de coeur .





2015

vendredi 15 janvier 2016

Un singe en hiver - Antoine Blondin





'Un singe en hiver' conte la rencontre d'un jeune homme alcoolique avec un autre alcoolique plus ou moins repenti, gérant d'un hôtel dans un petit village de Normandie. Le film a été adapté au cinéma avec Gabin et Belmondo dans les rôles titres.

Editions Folio
Publié en 1973
211 pages
A propos de l'auteur : ici



Je ne connaissais cette histoire que par le film d’Henri Verneuil qui réunissait Jean Paul Belmondo et Jean Gabin, un film merveilleux qu'on se doit d'avoir vu au moins une fois dans sa vie ne serait-ce que pour la scène d'anthologie sur la plage.

J'ai donc découvert le livre grâce au challenge « Un mot, des titres « dont le mot tiré au sort est Hiver.
En fouillant ma PAL je n'ai trouvé que ce titre qui comportait le mot imposé et je suis vraiment enchantée par ma lecture, c'est juste un roman superbe, tant par l'écriture que par l'histoire.

C''est l'histoire de deux hommes qui auraient pu ne jamais se rencontrer. Tout les sépare mais l'amitié qui va les lier est de celle qu'on ne peut pas rencontrer très souvent.
Fouquet est un jeune homme venu en Normandie pour retrouver sa fille qui est en pension et la ramener à Paris.
Il a le sentiment d'avoir gâché sa vie d'homme et de père et cherche le réconfort au fond d'une bouteille s’enivrant tous les soirs.
Quentin lui, est un vieil homme, il tient l'auberge où s'est installé Fouquet. C'est un ancien alcoolique qui a fait la promesse de ne plus jamais boire s'il rentrait sain et sauf du bombardement de Tigreville en 1944.
Fouquet rappelle à Quentin celui qu'il a été avant de cesser de boire, ce personnage qu'il regrette encore parfois car le brin de folie qui accompagnait ses beuveries est mort en même temps que celles-ci.
Ces deux hommes vont se trouver, s'aider et s’épauler. Fouquet qui ne sait pas comment aborder sa petite et qui l'observe en cachette et  Quentin qui a la nostalgie de sa jeunesse vont trouver les réponses à leurs interrogations et  à leurs peurs en partageant une nuit d'ivresse mémorable.

Le style d'Antoine Blondin est absolument superbe. Son roman se lit trés facilement. Il  nous apporte des sourires tout en nous mettant les larmes aux yeux, tant il déborde à la fois du mal et du désir de vivre. C'est un roman plein d'espoir et on sort de cette lecture regonflée à bloc.




Faits d'hiver - Alice Moine



« J’ai pris la main de l’homme dans la mienne. Au loin, je lui ai indiqué du doigt la silhouette de mon immeuble.
“C’est ici que j’habite sans homme ni enfants : un petit rez-de-chaussée séparé du hall par une simple porte-fenêtre d’où je vois déambuler tous les visages de ceux qui habitent au-dessus de ma tête, sans jamais en reconnaître aucun.
— Quelle importance ? m’a-t-il dit en caressant ma main. Tu m’as reconnu, moi ?” »

Quelque part dans la ville, un immeuble se tient droit sur ses fondations. Plus pour longtemps si l’on en juge par la forte odeur de gaz qui s’échappe d’un appartement. Avant que la flamme d’un briquet n’embrase les cinq étages, dix histoires d’hommes et de femmes s’y entrecroisent. Qui sont-ils ? Par quels hasards et coïncidences échapperont-ils à ce rendez-vous fatal ? Alice Moine nous offre un premier roman tout en délicatesse, dessinant grâce à un claquement de porte ou un bruit de talon le microcosme d’un immeuble, avec ses joies et ses peines.

Editions Kero
 211 pages 
Publié le 7 Septembre 2015
A propos de l'auteur : ici



Roman choral ou recueil de nouvelles c'est difficile à dire tant l'histoire ou plutôt les histoires sont indépendantes mais  reliées par un lieu géographique, cet immeuble qui vit ses derniers instants et qui va bientôt être soufflé par une explosion au gaz.

Chaque histoire correspond à un appartement dans cet immeuble de 5 étages. Chaque occupant d'un des appartements va avoir sa propre vie, ses propres soucis, ses douleurs, ses bonheurs et si certains vont s'en sortir, d'autres n'auront pas cette chance.

C'est un roman sur le destin, ce qui fait qu'on se trouve au mauvais moment au mauvais endroit ou au contraire qu'un grain de sable va gripper la mécanique de mort et on va en réchapper.

Certaines histoires m'ont vraiment plu, amusée, intéressée et d'autres m'ont laissée davantage  indifférente mais toutes ont malgré tout un intérêt car à un moment on retrouve  ce lien avec un autre occupant  de l'immeuble et je dirais même que je l'attendais avec impatience

L'écriture est fort agréable et on passe un bon moment avec ces habitants. 

L'auteure est surement de celles qu'il faudra suivre car elle montre un grand talent de narratrice et c'est un premier roman fort agréable qui laisse présager une jolie carrière littéraire.

Ce roman a été lu dans le cadre des « 68 premiers romans de la rentrée » sur Lecteurs.com

jeudi 31 décembre 2015

Les échoués - Pascal Manoukian



1992. Lampedusa est encore une petite île tranquille et aucun mur de barbelés ne court le long des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Virgil, le Moldave, Chanchal, le Bangladais, et Assan, le Somalien, sont des pionniers. Bientôt, des millions de désespérés prendront d'assaut les routes qu'ils sont en train d'ouvrir.

Arrivés en France, vivants mais endettés et sans papiers, les trois clandestins vont tout partager, les marchands de sommeil et les négriers, les drames et les petits bonheurs.

Editions Don Quichotte
300 pages 
Publié le 20 Août 2015
A propos de l'auteur : ici



Ce roman j'avais vraiment envie de le lire depuis longtemps car le sujet m’intéressait vraiment et j'ai eu la chance de pouvoir le découvrir dans le cadre des "68 premiers romans de la rentrée" sur Lecteurs .com. Je suis ravie de savoir de plus qu'il fera (j’espère) le bonheur de sa prochaine lectrice à qui je vais l'envoyer dès le début de la semaine prochaine.

Un roman dans l'air du temps penseront certains, en effet ce livre traite de plein pied du problème des réfugiés, clandestins et autres sans papiers. L'auteur nous convie à suivre la destinée de 3 personnages qui chacun pour des raisons qui lui sont propres  a fui son pays. Virgil a quitté la Moldavie, Chanchal le Bangladesh et Assan et Iman sa fille ont fui la Somalie. 
Après un périple dans lequel l'auteur ne nous épargne rien des conditions douloureuses, monstrueuses de voyage, les morts, les odeurs, la claustration, la folie qui s'installe chez certains, c'est l'arrivée en France et les conditions d'existence de ces personnes qui fuient juste la misère, les bombes, la guerre pour un Eldorado tellement vanté mais qui se révèle n'être au quotidien que pauvreté, peur, conditions de travail et d'existence à la limite de l'humain.
C'est un roman dur, vraiment dur qui ne ménage pas le lecteur, qui nous prend à partie, qui reste dans la mémoire accroché vraiment très longtemps après l'avoir refermé, un de ces romans coup de poing que l'on prend en pleine figure et qui vous laisse sonné pour le compte. 
C'est un roman qu'il faut lire pour cesser de penser que ces personnes sont juste là pour nous piquer nos allocations, nos emplois et profiter du système. Il faut se rendre compte des conditions d'existence de certains (pas tous certes , il y  aura toujours des gens pour parvenir à gruger et profiter) de leur conditions de travail, des exploiteurs qui jouent sur leur peur de "sans-papiers » pour leur imposer des conditions ahurissantes et les exploiter sans vergogne pour comprendre aisément que ces personnes viennent juste pour sauver leurs vies, sauver leurs familles restées là-bas ou simplement ne pas mourir de la misère qui est le lot de tous dans leur propre pays.
C'est un roman qui m'a remuée, qui m'a fait pleurer, qui m'a bouleversée totalement. Je ne peux même pas le mettre en coup de cœur tellement je trouve le sujet dur (un peu comme Kinderzimmer de Valentine Goby, roman coup de poing également que j'avais adoré sans pouvoir en faire un coup de cœur).
C'est un roman qu'il faut lire pour peut-être espérer que cessent les 'on dits", les horreurs profanées sur ces personnes qui veulent juste vivre ou sauver leur peau.


Merci à Lecteurs.com pour m'avoir donné l'opportunité de lire cette œuvre bouleversante.

Sous les vents de Neptune - Fred Vargas




Une jeune fille assassinée par trois coups de poinçon, un ivrogne qui ne se souvient de rien mais que tout accuse... Pour le commissaire Adamsberg, il n'y a aucun doute: le passé refait surface. Le tueur au trident est de retour. Celui-là même qui avait poignardé la fiancée de Raphaël, le frère du commissaire, des années plus tôt dans leur contrée natale des Pyrénées. Seul hic: l'homme est mort depuis vingt ans... Se pourrait-il qu'Adamsberg, cet homme rêveur et sensible, coure après un fantôme et perde la raison ?

Editions J'ai Lu (Policier)
Publié en 2004
442 pages
A propos de l’auteur : ici



Roman  que j'ai choisi parmi les 3 que Ramettes m'avait proposé pour le Challenge Livra'deux pour Pal'Addict.

J'aime beaucoup ce qu'écrit Fred Vargas et  aussi son personnage emblématique le commissaire Adamsberg.

Le tueur au trident semble de retour, car une jeune fille a été retrouvée assassinée de 3 coups de poinçons, seul problème il est mort depuis 20 ans. Adamsberg va devoir convaincre tout le monde que ce tueur est de retour. Problème également il doit partir ainsi que son équipe au Canada pour un stage. Comment parviendra-t-il à se sortir des embûches qui vont être semées sur son parcours.

C'est un excellent tome qui nous emmène dans le froid canadien, à la suite d'un commissaire qui ne sait plus trop où il en est de sa vie personnelle.
Le passé refait surface et Adamsberg doit retrouver son frère qui comme lui a un compte avec le tueur au trident.

Adamsberg doit également faire face à une accusation et s'échapper pour pouvoir prouver son innocence. C'est un commissaire aux abois, tant professionnellement que personnellement que l'auteure nous propose et j'ai vraiment apprécié ce personnage.

L'écriture est parfaite comme toujours, elle accompagne les personnages et les situations d'une façon remarquable et on a juste envie de tourner les pages pour connaitre le fin mot de l'histoire.

Ce qui est sympathique c'est de pouvoir se dire qu'on a encore d'autres tomes à découvrir dans sa PAL....


Merci à Ramettes pour ce choix bien agréable.

Challenge

Le Combat ordinaire, tome 1 : Le Combat ordinaire - Manu Larcenet





Marco a quitté Vélizy pour la campagne. Il a quitté son psy parce qu’il trouve qu’il va mieux. Il a quitté son boulot de reporter parce qu’il en a marre de photographier “des cadavres exotiques ou des gens en passe de le devenir”.

À part ça, tout va bien. Il a un frère complice (rigolades et gros pétards) qui l’appelle Georges et réciproquement, à cause de John Malkovich qui disait dans Des souris et des hommes : “J’aurai un petit lapin et je l’appellerai Georges, et je le garderai contre mon cœur.” Il a des parents au bord de la mer. Un papa tout ratatiné qui oublie le présent mais se rappelle très bien la couleur de la robe de sa mère le jour de son mariage. Une maman qui s’inquiète pour lui, sa constipation, son avenir et le cancer du poumon qu’il va sûrement choper, comme le fils de Mme Bergerin.

Après une virée affectueuse (et éprouvante) chez les parents, il retrouve le silence de sa petite maison dans la verdure, et son chat (baptisé Adolf en raison d’un caractère “affirmé”), qui se fait charcuter par le gros chien d’un sale con de chasseur. À cette occasion, il rencontre Émilie, vétérinaire de son état, et un chouette petit vieux qui ramasse des mûres. Ça lui fait un amour et un ami. Mais voilà que tout se déglingue : Emilie se met à vouloir des choses angoissantes (partager avec lui une maison et un bébé), et le passé dégoûtant du gentil petit vieux émerge brutalement. Marco craque. Et puis, la cruauté et la connerie achevant de détruire son monde, il touche le fond. Ce qui lui permet de remonter. “J’ai encore pas mal de choses à éclaircir si je ne veux pas être réincarné en plaque d’égout”, disait-il en évoquant ses rapports délicats avec les femmes. Il évitera la plaque d’égout : il fera juste ce qu’il faut pour retrouver Émilie.

“C’est l’histoire d’un photographe fatigué, d’une fille patiente, d’horreurs banales et d’un chat pénible”, écrit Larcenet.

Editions Dargaud
Publié en 2003
54 pages
A propos  de l'auteur : ici


J'ai reçu cette bande dessinée  en cadeau pour Noël et comme j'avais vraiment envie de me replonger dans une œuvre de Manu Larcenet dont j'avais adoré le retour à la terre , je l'ai dévorée.
Marco a quitté la ville pour la campagne afin de se ressourcer et d'en finir avec son métier de photographe qui ne lui apporte plus de plaisir.
Marco a une famille particulièrement "envahissante", un frère qui ne pense qu'aux 'gros pétards", un père qui perd la mémoire à court terme et une mère particulièrement possessive qui s’inquiète sans cesse pour lui.
Heureusement, des événements en rapport avec Adolf son chat fort acariâtre vont lui faire rencontrer Emilie, la vétérinaire. C'est l'amour qui entre dans sa vie mais Marco est-il prêt à sacrifier son confort, son insouciance et son côté ado attardé pour entrer de plein pied dans l’âge adulte et satisfaire les désidératas d'Emilie?
Après avoir touché le fond, il rebondira.

 Comme toujours, c'est délicieux, délicat, tellement juste mais aussi très drôle. C'est un bijou qui se déguste page après page et on dit juste après le mot "fin" encore....

Chrysalide - Audrey Ajasse et Natacha Ajasse



Après une année de terminale riche en rebondissements, les héros de « Croc-Odile » et « Mascarade » partent pour Paris !
Ils vont y poursuivre leurs études et commencer leur vie d'adulte.

Marie-Odile réussira-t-elle à s'émanciper de ses parents grâce à sa tante ?
Cassandre trouvera-t-elle sa place en prépa et Grégory arrivera-t-il à démêler le fil de ses sentiments ?

Cette année encore, dans le dernier tome de la trilogie, des surprises sont à prévoir !

Editions Hélène Jacob
 Format : ePub 
150 pages
Publié le 30 Novembre 2015
A propos de l'auteur : ici



Nous  voici arrivé à la fin de cette trilogie bien agréable à lire. Marie Odile, Cassandre, Gregory, Salim et les autres ont quitté le lycée pour poursuivre leurs études à Paris dans la ville lumière.
Marie Odile vit chez sa tante et découvre un univers qu'elle ne connaissait pas, s'émancipant peu à peu du joug de ses parents. Cassandre intègre un foyer tandis que Gregory et Salim partagent l'appartement de la famille de Grégory. Chacun aspire à son indépendance et à une nouvelle vie.
Comment va se passer cette nouvelle année, qu'apportera-t-elle à nos amis comme surprise, déconvenue, douleur, amour etc.....? Encore une fois, le suspense est présent et les rebondissements s’enchaînent pour notre plus grand plaisir.
Chrysalide est le roman de la rédemption comme le papillon naît de cette chrysalide, non sans douleurs et souffrances mais pour en ressortir plus grand, plus fort et plus beau, il en va de même pour nos personnages. 
Chacun aura des épreuves à subir, une mue à effectuer et des remises en cause à faire pour parvenir à être lui-même.
Les auteures parviennent vraiment à donner corps à leurs personnages, ils sont vrais, plein de qualités mais aussi d'incertitudes et de défauts, ça les rend encore davantage attachants. Ce côté réaliste des personnages colle parfaitement également avec la narration qui a elle aussi des relents de vérité. En fait on s'attache à Marie Odile, Cassandre, Gregory comme à des amis, ils pourraient faire partie de notre vie sans problème.
L'écriture est toujours aussi agréable et c'est avec un pincement au cœur qu'on referme le dernier tome de cette histoire, qu'on a suivi sur plusieurs années de la vie de ces personnages, qui m'a touchée car au-delà du côté "sentimental" les auteures ont abordé au fil des tomes bien des sujets pas forcement faciles  (ex le harcèlement scolaire) mais qui, dans le cadre de ces romans, passaient parfaitement car traités avec intelligence.

Deux auteures à découvrir ou à suivre sans faute.


Merci infiniment aux Editions Hélène Jacob pour cette excellente trilogie.


Partenariat