vendredi 24 juin 2016

Tram 83 - Fiston Mwanza Mujila




Tous les soirs au Tram 83 on voit débouler les étudiants en grève et les creuseurs en mal de sexe, les canetons aguicheurs, les touristes de première classe et les aides-serveuses, les biscottes et les demoiselles d’Avignon, la diva des chemins de fer et Mortel Combat, bref, toute la Ville-Pays prête à en découdre sur des musiques inouïes, réunie là dans l’espoir de voir le monde comme il va et comme il pourrait dégénérer.

Lucien, tout juste débarqué de l’Arrière-Pays pour échapper aux diverses polices politiques, s’accroche à son stylo au milieu du tumulte et se retrouve sans s’en rendre compte coincé dans une mine de diamants, en garde à vue, ou dans le lit d’une fille aux seins-grosses-tomates. Il émeut ces dames !

Pendant ce temps, Requiem, magouilleur en diable, ex-pote du susnommé, et Malingeau, éditeur et amateur de chair fraîche, se disputent allègrement les foules. Car dans la Ville-Pays, n’en déplaise au ridicule Général dissident, il n’y a qu’une chose qui compte : régner sur le Tram 83 et s’attirer les bonnes grâces de ce peuple turbulent et menteur, toujours au bord de l’émeute.

Premier roman éminemment poétique et nerveux, Tram 83 est une incroyable plongée dans la langue et l’énergie d’un pays réinventé, un raz-de-marée halluciné et drôle où dans chaque phrase cogne une féroce envie de vivre. Bienvenue ailleurs.

Editions Le Livre de Poche
264 pages 
Publié le 2 Mars 2016
A propos de l'auteur : ici


Livre lu dans le cadre de la sélection du mois de juillet 2016 pour le Prix du Livre de Poche et aie aie aie quelle plaie cette lecture.

Bon tout n'est pas à jeter mais je n'ai quand même pas grand-chose à sauver.

En fait je n'ai vraiment pas accroché du tout à l'écriture qui m'a juste ennuyée et agacée. J'ai eu bien souvent l'impression d'un remplissage de pages tout à fait inutile et terriblement ennuyeux.
Des descriptions à n'en plus finir, des phrases rabâchées comme un leitmotiv du type "quelle heure est-il?" et qui arrivent comme des cheveux sur la soupe, d'autres faisant des kilomètres de mots qui s’enchaînent sans aucun intérêt.

Bref une catastrophe pour moi. J'ai tenu jusqu'au bout parce que le roman était court mais ce fut un calvaire.

Les personnages eux-mêmes sont sans intérêt et surtout sans aucun charisme, je ne me suis intéressée et encore moins attachée à aucun.

Le langage lui-même est vraiment cru et la géolocalisation inconnue, on commence par la gare du Nord pour finir dans des lieux pas identifiés...

Voilà en résumé, ce roman ne m'a pas du tout plu et j'ai eu l'impression de perdre mon temps avec cette lecture.

Vous imaginez bien que je ne voterai pas pour cette histoire c'est certain.


Merci aux Editions Le Livre de Poche pour cette lecture et désolée de cet avis vraiment négatif




 2016

jeudi 23 juin 2016

Je te donne - Agnès Ledig, Baptiste Beaulieu et Martin Winckler





Été 2015. L’histoire d’une jeune Américaine, Rebecca Townsend, dix-sept ans, fait le tour du monde via le Web, puis la presse. À la suite de son décès accidentel, un incroyable mouvement de don et de solidarité voit le jour. Novembre 2015. Gaëlle rencontre Julien, qui semble bien pâle. Assis à la même table, ils se font rire, se sourient. Pourquoi sont-ils là ? Quel terrible événement a bouleversé leur existence ? Janvier 2051. Rachel, soixante-dix ans, donne son sang pour la dernière fois. Elle passe le flambeau à sa petite-nièce. Mais elle ne lui transmet pas seulement le désir de donner un peu d’elle-même ; avec ces années au centre de transfusion, ce sont aussi des dizaines d’histoires qu’elle confie à la jeune femme.

Editions Librio (Littérature)
75 pages
Publié en 2016
A propos des auteurs :




3 petites histoires pour une grande cause...

A travers les nouvelles écrites par Baptiste Beaulieu, Agnès Ledig et Martin Winckler, c'est tout un plaidoyer pour le don du sang qui 's'inscrit.
D'une histoire à l'autre nous retrouvons les plumes remarquables de ces trois auteurs et partons à la découverte de personnages très chouettes.

Si ma préférence va à la plume d’Agnès Ledig, je n'ai pas boudé mon plaisir à lire les histoires émouvantes ou dramatiques mais toujours pleines d'espoir des deux autres auteurs.

Un roman court qui se lit très vite et qui sert magnifiquement une belle cause..


Vous qui le pouvez , donnez votre sang, c'est juste quelques minutes de votre temps pour sauver des vies....



Anti-Glace - Stephen Baxter





L’anti-glace est une matière au potentiel hautement énergétique. Inerte à basse température, elle atteint son rendement optimal sous l’effet de la chaleur. Depuis sa découverte par une expédition anglaise dans les neiges du pôle Sud, elle a donné à la Couronne britannique le leadership mondial en cette seconde moitié du XIXe siècle. Un leadership qui ne fait qu’exacerber les tensions entre le Royaume-Uni, la France et la Prusse...
Jeune diplomate en mal d’aventures, Ned Vicars est à Ostende dans le but de contempler l’avènement d’une de ces merveilles scientifiques qu’autorise l’anti-glace. Mais il se retrouve bientôt bloqué, lui et une poignée d’autres infortunés, à bord du Phaeton, engin prodigieux qui quitte l’atmosphère terrestre en direction de la Lune. L’équipée fantastique commence...

Editions Le Livre de Poche
480 pages 
Publié le 15 Juin 2016
Traduit par Pierre Paul Durastanti
A propos de l'auteur : ici


Anti-glace est un roman que j'ai choisi dans les titres proposés par le Livre de Poche Imaginaire car je trouvais la 4 ème de couverture intrigante, un mélange de politique et d'aventure qui laissait présager une lecture plutôt intéressante, malheureusement ça ne l'a pas fait du tout pour moi.

En fait ce roman commence bien, l'intrigue est posée et les personnages se dévoilent, du coup on se dit, super ça démarre d'une façon bien agréable mais hélas le soufflé retombe très vite et l'ennui s'installe.
Manque de rythme et explications scientifiques à haute dose ont eu raison de mon intérêt et j'ai vraiment eu d mal à arriver au bout du roman.
Certes il y a quelques bons moments dans cette histoire mais ils ont été noyés dans l'abondance de détails de cette intrigue pour moi.
En revanche l'écriture de l'auteur est magnifique, j'ai vraiment trouvé que sa plume est très belle mais elle n'a pas suffi à me convaincre pour ce qui concerne l'histoire.
Dommage ou tant pis j'atteins peut être avec ce style d'histoire ma limite à l'appréciation de romans de Science-Fiction mais pour d'autres c'est surement un excellent roman. A découvrir pour se faire sa propre opinion.


Merci aux Editions Le Livre de Poche pour cette découverte


Partenariat

Le Fils - Philipp Meyer





Roman familial, vaste fresque de l’Amérique des années 1850 à nos jours, Le Fils de Philipp Meyer, finaliste du prestigieux Prix Pulitzer 2014, est porté par trois personnages – trois générations d’une famille texane, les McCullough – dont les voix successives tissent et explorent avec brio la part d’ombre du rêve américain. 
Eli, le patriarche que l’on appelle " le Colonel " est enlevé à l’âge de onze ans par les Comanches et passera avec eux trois années qui marqueront sa vie. Revenu à la civilisation, il prend part à la conquête de l’Ouest avant de s’engager dans la guerre de Sécession et de devenir un grand propriétaire terrien et un entrepreneur avisé. 
À la fois écrasé par son père et révolté par l’ambition dévastatrice de ce tyran autoritaire et cynique, son fils Peter profitera de la révolution mexicaine pour faire un choix qui bouleversera son destin et celui des siens. 
Ambitieuse et sans scrupules, Jeanne-Anne, petite-fille de Peter, se retrouve à la tête d’une des plus grosses fortunes du pays, prête à parachever l’œuvre du « Colonel ». Mais comme ceux qui l’ont précédée, elle a dû sacrifier beaucoup de choses sur l’autel de la fortune. 
Et comme tous les empires, celui de la famille McCullough est plus fragile qu’on ne pourrait le penser.

Editions le Livre de Poche
792 pages 
Publié le  30 Mars 2016
A propos de l'auteur : ici


Dernier roman lu dans le  cadre de la sélection du mois de juin pour le prix du Livre de Poche et le plus volumineux. Un roman de presque 800 pages qui retrace à travers 3 personnages le rêve américain et ses côtés obscurs.

Eli, enlevé par les Comanches et retenu prisonnier pendant 3 ans est le patriarche de cette famille McCullough, surnommé le Colonel, il écrase de son autorité toute sa famille dont son fils Peter. Celui-ci sera amené à prendre une décision qui bouleversera sa vie. Sa petite fille Jeanne-Anne va reprendre les rênes de l'entreprise familiale et tenter de parachever l'œuvre de son arrière-grand-père. Quels sacrifices devra-t-elle faire pour y parvenir.
L'auteur alterne dans son récit les trois personnages consacrant un chapitre à chacun, cela pourrait sembler gênant et perturbant mais en fait il n'en est rien, car l'intensité de l'histoire fait qu'on apprécie de changer d'époque et de personne régulièrement.

Roman dense qui relate tout un pan de l'histoire du Texas, de la vie des indiens et de la recherche de l'or noir. A travers nos trois personnages on s'investit dans la poursuite du rêve américain.
J'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteur nous embarque dans son récit et sa plume qui tout en fluidité nous emmène à la suite d'Eli, de Peter et de Jeanne.
Les personnages sont  intéressants et bien ancrés dans l'histoire, ma préférence va largement à Eli surtout dans la partie où il vit avec les Comanches.  Peter et Jeanne m'ont laissée davantage indifférente peut être car le contexte  dans lequel ils évoluent est moins dramatique que celui d'Eli.

Ce roman a beau être énorme il ne souffre pas de longueurs ni de moments où l'attention se relâche. Il reste passionnant tout au long de ses 792 pages.

Pour conclure, un roman que je voulais lire à sa sortie en grand format et que du coup je suis ravie d'avoir découvert en poche car c'est un roman qu'on referme en sachant tout de suite qu'on ne l'oubliera pas de sitôt. De plus il bénéficie d’une très jolie couverture qui donne le sentiment que dans ces grands espaces tout devient possible.


Merci aux Editions Le Livre de Poche pour cette découverte.



vendredi 17 juin 2016

Les spectres de Chicago - Bob Garcia





Chicago, 1929. Par une nuit d'hiver glaciale, une bombe explose dans le sous-sol du Comedia, détruisant en quelques minutes le célèbre jazz-club. Deux hommes sortent miraculeusement indemnes des décombres après l'attentat : Gerry, l'un des trompettistes du Comedia, et un deuxième homme frappé d'amnésie. Gerry recueille chez lui son compagnon d'infortune, qui part en quête de son identité et de la vérité sur l'attentat. Entre un passé qui lui échappe et un présent hostile, ses questions se font de plus en plus nombreuses. La peur s'immisce en lui : quelqu'un, quelque chose le traque…
Dans un univers étrange et baroque, où rêve et réalité se confondent parfois, on croise Eliot Ness, Sherlock Holmes, un bibliothécaire illuminé, une vieille dame qui vend des jouets extraordinaires, des clochards presque célestes, des méchants bien retors… mais surtout la belle Wendy et ses enfants perdus. En revisitant le mythe de Peter Pan sur fond de guerre des gangs, de misère et de corruption, Bob Garcia signe ici un thriller crépusculaire et angoissant, mené de main de maître jusqu'aux toutes dernières lignes.

Editions du Rocher
Publié en 2016
 492 pages
A propos de l'auteur : ici



Premier roman lu de Bob Garcia et surement pas le dernier car j'ai beaucoup aimé cette histoire et la façon dont l'auteur a agencé son roman (sauf un petit truc dont je parlerai plus loin).

Tout commence par une explosion dans le sous-sol du Comedia, célèbre bar jazz club de Chicago. Deux survivants sont extraits des décombres, Gerry est trompettiste, l'autre amnésique. Cet homme se fait appeler Peter Nobody. Recherché par la police ce personnage étonnant  fera tout son possible pour retrouver la mémoire et découvrira l’amour en la personne de Wendy.

A partir de là tout part en live... l'enquête est menée par Eliot Ness le célèbre incorruptible et son équipe.

Entre les parties consacrées à l’enquête, on trouve un récit écrit en italique, c’est l’histoire d'un petit garçon dont la famille sombre petit à petit  dans la misère, avant d‘être confrontée à un destin encore plus cruel si cela est possible.

Cette histoire, qui se déroule dans les années 20 à Chicago, est intense ,c’est comme une sorte d’hommage à la culture populaire, et l'on y croise quelques personnages  célèbres de fiction,
tels qu’' Eliot Ness, le fameux Incorruptible, et toute sa bande, tandis qu’ils tentent à la fois de découvrir le responsable de l'explosion du Comédia et de combattre Al Capone alias Scarface et la corruption mais aussi Sherlock Holmes et même Batman, Tintin et Mandrake c’est assez étonnant .

 Les dialogues sont parfois amusants, les personnages attachants et pas ordinaires, le récit fait la part belle aux rebondissements et aux casse-têtes sans compter une bonne dose d’imaginaire et de suspense.

Le roman c'est également une histoire où rêve et réalité se confondent et  où il peut être difficile de démêler le vrai du faux. On le ressent encore davantage dans la partie en italique avec ce petit garçon qui se réfugie dans l’imagination pour endurer la misère et la souffrance.

Ce roman est aussi une jolie ode à l'enfance avec sa relecture de contes connus tels que Peter Pan.

L'énigme principale, est bien menée et efficace et on s’interroge sur la culpabilité d’à peu près tout le monde, En fait tout le monde peut être coupable ou innocent même l'Incorruptible Eliot Ness et ça c’est super fort. Personnellement je n’ai rien deviné de l’intrigue finale avant la révélation de l’auteur et j’ai trouvé qu'il avait même réussi à nous perdre tellement de fois que c’était le signe d’une histoire vraiment bien construite.

J'ai été, par contre, un peu déçue par les dernières pages car elles m’ont laissé un sentiment de perplexité  et d’incompréhension, de même que  la partie en italique qui se termine sans se terminer vraiment alors que je pensais qu’elle serait une partie de l’histoire principale.

En conclusion, une histoire vraiment prenante, pleine de petits clins d’œil et d’humour, qui ne ressemble à aucune autre et qui malgré sa densité se lit très bien,
Si ce n’est le petit bémol de la fin, c’est un roman que j’ai vraiment apprécié et un auteur que j’ai envie de découvrir dans d’autres œuvres.


Un grand merci aux Editions du Rocher et à Babelio pour cette découverte.




jeudi 16 juin 2016

Y'a comme un lezard - Kathy Dorl








Mila, jeune femme surdouée et dotée de compétences hors du commun, travaille pour l’Agence Spatiale Européenne. Ses passions : la protection animale et la défense de l’environnement. Sa faiblesse : son isolement social provoquant sa perte de contrôle sur les événements. Mila, Faustine, « Boss », Hadrian et Maxime sont les attachants héros de « Y’a comme un lézard », le sixième livre de Kathy Dorl – avec la participation de Marc Escayrol –, qui brasse de nombreux sujets chauds bouillants sans se donner de grands airs. Entre secrets, trahisons, obstacles, une épreuve, plus terrible encore, s’annonce. Des rires aux larmes, « Y’a comme un lézard » est un roman où notre monde est présenté avec humour, une pointe de fantastique, mais surtout beaucoup de tendresse… pour la joie de lire.


Editions Hélène Jacob
Format : ePub
212 pages
Sortie : 6 Juin 2016
A propos de l'auteur : ici



Nouveau roman de Kathy Dorl et un présage de bonne humeur et de plaisir livresque.

Mila est une jeune femme pas comme tout le monde, surdouée, elle possède des capacités extraordinaires telles que la télékinésie et ces compétences étonnantes la jettent dans des situations ahurissantes et détonantes. Passionnée d'environnement et de protection animale, ses passions la conduisent à des extrémités parfois douloureuses pour elle ou pour son entourage.

Comme souvent dans les romans de Kathy Dorl l'humour côtoie des sujets beaucoup plus sérieux comme effectivement la protection de l'environnement et la cause animale. Ce roman n'échappe pas à  la règle et nous passons du rire aux larmes, du bonheur à l'effroi,  du fantastique au terre à terre et tout cela sans oublier l’émotion et la tendresse.

Les personnages sont tous délicieux, et c'est du bonheur à l'état brut de suivre Mila, Faustine, Hadrian, Boss et Maxime. J'ai adoré le personnage de Mila, complètement atypique qui est capable du meilleur comme du pire. Sa relation avec les autres protagonistes de l'histoire ne sera pas toujours très simple et des moments douloureux vont émailler celle-ci .

Ecriture dynamique, fluide et enthousiasmante comme toujours et c'est avec un immense plaisir qu'on tourne les pages.

Je trouve ce roman encore plus abouti que les précédents car il véhicule des sensations et des sentiments très forts sous couvert d’humour.

Alors y'a pas de lézard (je sais c'est facile) foncez lire cette histoire.


Merci aux Editions Hélène Jacob pour cette lecture




samedi 11 juin 2016

Mon bilan du mois de mai 2016
















Mois intéressant, j'ai démarré une trilogie (l'évangile des ténèbres) qui s'est avérée passionnante, lu des livres vraiment top niveau (la part des flammes, le journal de Mary, Damoclès), continué le trône de fer mais malheureusement eu quelques déceptions (soleil brisé, liés par le sang) et un abandon (les lance flammes).