dimanche 21 juin 2015

Une saison à Longbourn - Jo Baker



Sur le domaine de Longbourn, vivent Mr et Mrs Bennet et leurs vénérables filles, en âge de se marier.
À l’étage inférieur veillent les domestiques. Personnages fantomatiques dans le célèbre roman de Jane Austen, Orgueil et préjugés, ils deviennent ici des êtres de chair et de sang qui, du matin au soir, astiquent, frottent, pétrissent et vivent au rythme des exigences et des aventures de leurs bien-aimés patrons. Mais ce que les domestiques font dans la cuisine, sans être observés, pendant qu’Elizabeth et Darcy tombent amoureux à l’étage, relève d’eux seuls… Une histoire d’amour peut en cacher une autre, et qui sait quel secret enfoui risque de resurgir.

Editions Le Livre de Poche (Littérature et documents)
Publié en 2015
 456 pages
Traduit par : Sophie Hanna
A propos de l'auteur ; ici



Une saison à Longbourn, lu dans le cadre de la selection du prix du Livre de Poche, est un roman qui nous raconte l'envers du décor du chef d'oeuvre de Jane Austen : Orgueil et préjugés. En effet dans cette histoire ce ne sont pas Elisabeth et Darcy qui sont mis en avant mais les domestiques de la maison Bennet.
L'auteure nous raconte l'existence des employés de la famille pendant qu'en même temps Elisabeth et Darcy tombent amoureux.
Nous suivons donc les aventures de M. et Mme Hill, celle-ci étant l'intendante du domaine qui gouverne toute l'équipe composée de Polly, de Sarah et du dernier arrivé James. Tous ces personnages plutôt invisibles dans le roman Orgueil et Préjugés sont mis au premier plan dans ce roman et leur parcours n'est pas forcement banal ou inintéressant.
Certaines histoires d'amour valent largement celles du roman d'origine et certains rebondissements sont surprenants et inattendus.
J'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteure nous présente ses personnages, elle parvient vraiment à les mettre en valeur et à nous donner envie de les découvrir et les suivre.
Une plume très agréable sert agréablement l'histoire et nous emporte facilement dans le monde de cette famille Bennet et de sa domesticité.
C'est un roman que j'ai bien apprécié car l'auteure a le talent nécessaire pour nous donner envie de découvrir l'envers du décor d’Orgueil et Préjugés et pour nous offrir une histoire nouvelle à partir d'un roman tellement connu et apprécié mais je me demande quand même si ce récit était vraiment indispensable car au final il n'apporte pas forcement grand-chose de plus à qui a lu Orgueil et Préjugés.

En conclusion, un roman agréable qui offre une nouvelle vision de l'histoire de Darcy et Elisabeth mais qui au final n'est peut-être pas indispensable pour les amoureux d'Orgueil et Préjugés car il n'apporte pas grand-chose de plus. A lire vraiment si on est un inconditionnel qui veut absolument lire tous les romans sortis en parallèle au roman d'origine.

Merci aux Editions Le Livre de Poche pour ce roman.


dimanche 14 juin 2015

L'Eternel - Joann Sfar



« Les vampires, ça n’existe pas.
La psychanalyse, ça ne marche pas.
On était vraiment faits pour se rencontrer. »


Editions Le Livre de Poche
Publié en 2014
452 pages
A propos de l'auteur: ici


Deuxième roman lu dans le cadre de la sélection du prix du livre de poche pour le mois de juin et sans rien cacher je peux juste dire que j'ai détesté ce roman.
Alors pourquoi ai-je fini celui-ci et pas d'autres romans qui m'avaient également déplu, tout simplement parce que j'ai voulu donner une chance à cette histoire et surtout parce que je ne voulais encore une fois abandonné un roman de la sélection prix livre de poche (j'en ai abandonné 2 déjà) mais ce ne fut vraiment pas un moment de plaisir cette lecture.
Dès les premières pages on est plongé dans une pornographie à laquelle on ne s'attend surement pas dans un roman censé parler de vampirisme. Après en avoir déjà soupé des termes crus et de l'activité sexuelle d'une partie des personnages on est plongé dans la guerre et la transformation en vampire de Ionas notre personnage principal. Celui-ci avant de devenir un vampire était fiancé à Hiéléna et il n'a de cesse de la retrouver. Hélas pour lui celle-ci est désormais marié à son frère  Jusque-là on pourrait penser qu'on aura une histoire presque intéressante  surtout que ce vampire n'a rien à voir avec le vampire made in Twilight mais c'est sans compter avec la multitude de personnages plus loufoques et "clichés" qui apparaissent. On a tout de même à faire avec des goules, des rabbins, une femme plante, des loups garous et pour finir Lovecraft...
Mais le pire de l'histoire c'est sa confusion, ça part dans tous les sens sans logique ni intérêt   je n'ai pas réussi à suivre les intrigues et les personnages et bien souvent je me suis demandée ce que tout ceci venait faire dans l'histoire, c'était confus, brouillon et au final plutôt désolant. J'en suis arrivée à lire ce roman quasiment en diagonale histoire d'en finir plus vite.
On m’avait parlé d’humour dans ce roman, je le cherche encore…
Je n'ai pas aimé non plus l'écriture de l'auteur que j'ai trouvé pas accrocheuse du tout et un peu prétentieuse.
Je ne connaissais pas l'auteur, je suis contente d'avoir découvert cette œuvre même si je n’ai pas aimé, en lirais je d'autres ça reste à voir, peut-être un jour si ma PAL diminue tellement que je n'ai plus rien à lire....

En conclusion une grosse déception et un nouveau flop pour cette année 2015


 2015

Meursault, contre-enquête - Kamel Daoud



Il est le frère de "l'Arabe" tué par un certain Meursault dont le crime est relaté dans un célèbre roman du XXesiècle. Soixante-dix ans après les faits, Haroun, qui depuis l'enfance a vécu dans l'ombre et le souvenir de l'absent, ne se résigne pas à laisser celui-ci dans l'anonymat : il redonne un nom et une histoire à Moussa, mort par hasard sur une plage trop ensoleillée. Haroun est un vieil homme tourmenté par la frustration. 
Soir après soir, dans un bar d'Oran, il rumine sa solitude, sa colère contre les hommes qui ont tant besoin d'un dieu, son désarroi face à un pays qui l'a déçu. Etranger parmi les siens, il voudrait mourir enfin... Hommage en forme de contrepoint rendu à L'Etranger d'Albert Camus, Meursault, contre-enquête joue vertigineusement des doubles et des faux-semblants pour évoquer la question de l'identité. 
En appliquant cette réflexion à l'Algérie contemporaine, Kamel Daoud, connu pour ses articles polémiques, choisit cette fois la littérature pour traduire la complexité des héritages qui conditionnent le présent.


Editions Actes Sud (Domaine Français)
152 pages 
Publié le 7 Mai 2014
A propos de l'auteur : ici



J'ai eu envie de lire ce roman dès sa sortie surtout en raison du rapport à l'étranger de Camus, roman que j'avais adoré et puis le temps a passé sans que je prenne le temps de le lire et maintenant que c'est fait je ne peux que dire que j'ai été un peu déçue par cette lecture.

Haroun est le frère de "l'arabe" tué par Meursault dans l'étranger, un arabe sans nom dont le meurtre est passé au second plan par rapport à la vie et la mort de Meursault. Haroun tente de rendre hommage à ce frère disparu et narre leur vie après ce crime abominable qui a changé leur existence.
Haroun est un vieil homme aigri et frustré par la justice qui a été rendue.
De sa jeunesse à sa vieillesse nous suivons son parcours qui prend pied également dans l'Algérie contemporaine avec une analyse de la situation de ce pays qui est conditionnée par la religion, les difficultés d'existence et les héritages.
Voilà pourquoi ce sujet m'intéressait vraiment et j'ai été un peu déçue de ne pas avoir vraiment accroché à l'histoire ni à la plume de Kamel Daoud.
Malgré le peu de pages de ce roman je me suis souvent ennuyée, j'ai souvent trouvé que c'était confus au niveau de la narration et que les personnages manquaient d'épaisseur. 
L'écriture est belle mais pour moi elle manque de la vivacité qui pousse le lecteur à tourner les pages pour dévorer le roman.
Dommage pour moi qui n'ai pas éprouvé le bonheur que j'attendais de cette lecture mais comme je sais que ce roman a largement trouvé son public je me dis que c'est vraiment et uniquement un problème de sensibilité personnelle.

samedi 13 juin 2015

Le tueur intime - Claire Favan




À quinze ans, Will a déjà conscience de sa différence. Solitaire, maltraité, il jette son dévolu sur une de ses camarades de classe. Ce qui n'aurait dû rester qu'une banale amourette devient une véritable obsession pour celui qui se révèle déjà comme un prédateur redoutable. Car Will est un tueur en série en devenir qui se construit pas à pas. Lorsqu'il estime le temps venu de livrer ses victimes au monde, il part sur les routes des États-Unis. Sa signature déroutante ne tarde pas à attirer l'attention du FBI. Pourtant, l'enquête de l'unité spéciale s'enlise. Un nouveau profiler, RJ, arrive alors en renfort dans l'équipe. Tous les espoirs reposent sur lui pour démêler les mises en scène de ce tueur diabolique.


Editions Points (Thriller)
Publié en 2011
640 pages
A propos de l'auteur : ici



Claire Favan, une auteur que je suis depuis des années mais c'est la première fois que je lis un de ses romans et pour cela je dois remercier ma binôme Chantal Mamoun du Pioche PAL du groupe Read car c'est donc  grâce à son choix que j'ai lu ce premier roman et maintenant que je l'ai lu je me dis vraiment que j'aurais dû le faire depuis très longtemps tellement ce fut un superbe moment de lecture.
Quel suspense magistral et quels personnages!!!
Will est un jeune garçon maltraité par son père, qui a déjà un lourd passé de solitude et de différence. Un jour qu'il est agressé  et humilié par d'autres jeunes, il est défendu par Samantha une magnifique jeune fille dont bien sûr il tombe amoureux. Will entre dans la vie de Sam et parvient à prendre une place considérable dans celle-ci jusqu'à ce que Sam accepte de l'épouser. Samantha ignore totalement que son mari est un tueur en série qui n'hésite pas à faire disparaître tous ceux qui se mettent au travers de son chemin. Elle apprendra sur sa peau la violence dont est capable son mari jusqu'au jour où celui-ci disparaîtra de sa vie sans aucun avertissement préalable. Mais ce sera surement  pour mieux revenir la tourmenter.
Voilà c'est un roman qui une fois commencé ne peut pas être lâché, Claire Favan parvient à faire monter la pression à chaque nouvelle page. En effet on sait que Will est un assassin mais malgré tout on est complètement happé par le suspense car dans tout son parcours il y a tellement de choses qui arrivent et qui bouleversent l'ordre qu'on aurait pu imaginer pour cette histoire.
La relation entre Sam et Will est de celles qui sont d'une toxicité extrême et dont on découvre la vraie nature de l'être qui partage votre vie quand il est trop tard. La psychologie des personnages est un point fort de ce roman car chaque nouvelle avancée dans leur existence est décortiquée d'un point de vue psychologique avec une minutie énorme.
Les scènes difficiles sont présentes, certes mais je ne les ai pas trouvées trop insupportables, elles sont parfaitement intégrées à l'intrigue et donnent encore plus de reliefs au personnage de Will.
Une écriture incisive et fluide complète ce tableau qui nous offre du coup un roman vraiment addictif dont on a juste hâte de lire la suite.


samedi 6 juin 2015

Ils ont rejoint ma PAL : mai 2015



Et voici donc les romans qui ont rejoint ma déjà monstrueuse PAL en ce joli mois de mai .

CONCOURS




ACHATS




PARTENARIATS


Prix du livre de Poche





vendredi 5 juin 2015

Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre - Ruta Sepetys



Une nuit de juin 1941, Lina, quinze ans, sa mère, Elena et son petit frère, Jonas, dix ans sont brutalement arrêtés par la police secrète soviétique.
Au bout d’un voyage épouvantable de six semaines, presque sans eau et sans nourriture, entassés dans des wagons à bestiaux, ils débarquent au fin fond de la Sibérie, dans un camp de travail soviétique. Logés dans des huttes, sous alimentés, brutalisés, les déportés tentent de survivre et de garder espoir. Dans le kolkhoze, le travail de la terre est éreintant. Mais malgré la mort, la maladie, le froid, la faim et la terreur, Lina tient bon, soutenue par une mère exemplaire, son amour pour un jeune déporté de dix-sept ans, Andrius, et portée par sa volonté de témoigner au nom de tous et de transmettre un signe de vie à son père (condamné à mort dans un autre camp) grâce à son art du dessin et à l’écriture.

Editions Gallimard
Publié en 2012
424 pages
 Format : ePub
A propos de l'auteur : ici


Je ne connaissais ni l'auteure, ni le roman et je l'ai découvert seulement parce qu'il faisait partie des 100 romans sélectionnés dans le Big Challenge de Livraddict.

Lina, son petit frère Jonas et sa maman Elena sont arrêtés par la police secrète soviétique et déportés dans un kolkhoze. Le père est également déporté mais dans un endroit diffèrent. Leur crime: être lituaniens et accusés de conspirer contre l'état soviétique.
Au terme d'un voyage épouvantable où la mort sera une de leurs compagnes, Lina et sa famille arriveront en Sibérie dans un Kolkhoze pour y travailler la terre. La survie à tous prix sera l'unique composante de leur existence. Combien y parviendront?
Lina dans son malheur aura la chance de rencontrer un jeune homme Andrius, dont elle va tomber amoureuse. Cet amour partagé aura-t-il une chance de survivre à la famine, aux maladies, au froid?

Cette histoire très dure, dont l'ambiance est sombre et terrible nous transporte complètement  Les personnages sont tellement attachants, tellement bien cernés qu'on les découvre et qu'on les suit avec un vrai bonheur mais aussi avec beaucoup de souffrance.
Les évènements vécus sont tellement douloureux pour certains qu'on a le cœur qui se serre bien souvent. On arrive complètement à entrer dans l'existence et dans la tête des personnages, en fait on souffre bien souvent avec eux. Cette empathie pour les personnages on la ressent rarement de cette façon.
L'écriture est vraiment très belle et contribue à nous bouleverser encore davantage. Elle rend tellement vivante cette histoire qui nous laisse les doigts en sang et gelés par exemple à l'instar de Lina dans le kolkhoze.
La part historique de cette histoire est aussi une découverte, en tous les cas pour moi qui ne suis pas spécialiste du tout de l'histoire en général,  les relations des soviétiques avec les lituaniens sont vraiment relatées d'une façon terrible et mettent vraiment en avant les erreurs et les monstruosités commises par Staline.

En conclusion: il s'agit d'une histoire magnifique, contée d'une façon magique par une plume superbe.