Editions Gallimard (Jeunesse)
Traduit par Jean-François Ménard
339 pages
Publié le 12 octobre 2021
A propos de l'auteure : ici
https://delcyfaro.blogspot.com/2022/03/mes-avis-mars-2022.html
Editions Gallimard (Jeunesse)
Traduit par Jean-François Ménard
339 pages
Publié le 12 octobre 2021
A propos de l'auteure : ici
https://delcyfaro.blogspot.com/2022/03/mes-avis-mars-2022.html
Gros mangeurs ou fins becs, dégustateurs maniaques ou gastronomes inventifs : depuis Apicius, nombre de personnages historiques se sont signalés par leur appétit, leur raffinement ou, au contraire, leurs aberrations alimentaires. Les empereurs romains sont restés fameux pour leurs orgies, tout comme Louis VI le Gros, roi de France, dont on sait "qu'un soir de bataille, il dévora un agneau à lui seul et qu'il lui arrivait souvent d'expédier un cochon de lait rôti à sont petit déjeuner"...
Outre les bons vivants, goinfres et cordons-bleus de l'Histoire, les expérimentateurs culinaires voulurent mettre la main à la pâte et créer activement des nouveautés alimentaires, pour le meilleur et pour le pire. Sans oublier quelques criminels de table qui mêlèrent de sang les reliefs du banquet.
A quarante ans, quittée par son compagnon, elle vide son compte en banque et part à Venise, pour ne pas sombrer. C'est l'hiver, les touristes ont déserté la ville et seuls les locataires de la pension où elle loge l'arrachent à sa solitude. Il y a là un aristocrate russe en fauteuil roulant, une jeune danseuse et son amant. Il y a aussi, dans la ville, un libraire amoureux des mots et de sa cité qui, peu à peu, fera renaître en elle l'attente du désir et de l'autre.
Editions J'ai Lu
Publié en 2013
253 pages
A propos de l'auteure : ici
https://delcyfaro.blogspot.com/2022/03/mes-avis-mars-2022.html
Ceci est un conte philosophique.
«La lecture de Pitol suppose une constante méfiance envers notre capacité présumée à déchiffrer les énigmes de la vie. Par exemple, ce que nous appelons "méprise". Car le lecteur pressé, qui sous-estime la nature fondamentale de la méprise dans les romans de Pitol, risque fort de se tromper. Ce que je veux dire, c'est que la méprise dont parle Pitol n'est pas, loin s'en faut, le simple malentendu qui ne laisse pas de traces dans l'existence et qui, surtout, peut être éclairci. La méprise chez Pitol est "quelque chose" qui se charge de significations imprévues au cours de son développement, ce "quelque chose" dont parlèrent les présocratiques, qui fut cultivé par les hommes du Baroque et touche à la nature des choses. Elle ne peut être qu'interprétée, de même qu'on interprète le signe d'un oracle, ou dévoilée par la liturgie sans canons de l'écriture littéraire.»Antonio Tabucchi.
Editions Gallimard
Traduit par Gabriel Iaculli
240 pages
A propos de l'auteur : ici
https://delcyfaro.blogspot.com/2022/03/mes-avis-mars-2022.html
La Raison suffisante met en scène deux familles qui vont déclencher leur autodestruction par une suite de causes et de conséquences dramatiques. Leurs oppositions frontales et radicales se fondent sur un jeu de dupes du paraître et de la haine viscérale de l’autre. Le temps des vacances devient celui de l’exacerbation des passions et des ressentiments. Chacun campe dans ses certitudes subjectives et en tire des conclusions hors des limites d’une morale qu’ils n’ont pas acquise. En toile de fond, la société d’apparence, les préjugés sociaux, l’incapacité à affirmer une liberté objective de jugement et l’absence de valeurs normatives solides, sont les déterminants malheureux de leur anéantissement.
Le temps d'une nuit à bord d'un train-couchettes, une dizaine de passagers, qui n'auraient jamais dû se rencontrer, font connaissance, sans se douter que certains n'arriveront jamais à destination. Un roman aussi captivant qu'émouvant, qui dit l'importance de l'instant et la fragilité de nos vies.
Rien ne relie les passagers montés à bord du train de nuit no 5789. À la faveur d'un huis clos imposé, tandis qu'ils sillonnent des territoires endormis, ils sont une dizaine à nouer des liens, laissant l'intimité et la confiance naître, les mots s'échanger, et les secrets aussi. Derrière les apparences se révèlent des êtres vulnérables, victimes de maux ordinaires ou de la violence de l'époque, des voyageurs tentant d'échapper à leur solitude, leur routine ou leurs mensonges. Ils l'ignorent encore, mais à l'aube, certains auront trouvé la mort.