mercredi 18 mai 2016

Les lance-flammes - Rachel Kushner





Reno a trois passions : la vitesse, la moto et la photographie. Elle débarque à New York en 1977 et s’installe à Soho, haut lieu de la scène artistique, où elle fréquente une tribu dissolue d’artistes rêveurs, narcisses qui la soumettent à une éducation intellectuelle et sentimentale. Reno entame alors une liaison avec l’artiste Sandro Valera, fils d’un grand industriel milanais qu’elle suit en Italie où ils sont bientôt emportés dans le tourbillon de violence des années de plomb. Un tour de force, un roman électrique au centre duquel Reno, jeune femme « en quête d’expériences », se construit face au miroir déformant de l’art et du mensonge.

Editions Le Livre de Poche
 600 pages (lu 250 pages puis abandon)
Publié le 6 Avril 2016
A propos de l'auteur : ici




3 ème roman sélectionné pour le mois de mai pour le Prix du Livre de Poche et un nouveau flop pour moi.

Gros roman dont la quatrième de couverture est intéressante et qui me laissait présager une lecture intense et passionnante. Hélas, c'est un échec cuisant pour moi qui ait lu avec énormément d'ennui les 200  premières pages et qui ait choisi d'abandonner cette lecture.
Mon ennui est venu d'une logorrhée intempestive, de trop de digressions inutiles, trop de descriptions inintéressantes (pour moi qui n'aime ni les motos ni les voitures) et d'un rythme beaucoup trop lent, tout cela est venu à bout de ma patience, j'ai lâché l’affaire, trop de bonnes lectures m'attendent pour perdre mon temps avec des livres qui m'ennuient prodigieusement.
L'écriture elle-même m'a semblé ressembler davantage  un exercice de style qu'à un quelque chose de fluide et je n'ai pas accroché du tout.
C'est vrai quand même que je n'abandonne jamais une lecture sans un pincement au cœur mais quand ce n’est pas fait pour moi, il vaut mieux que je m’arrête et passe à autre chose.


C'est une lecture qui trouvera (a trouvé) surement son public et le mieux c'est de se faire sa propre opinion, ce n'est pas parce que ce roman ne m'a pas plu qu'il ne plaira pas à d'autres.




2016

Le Secret du mari - Liane Moriarty





Jamais Cecilia n’aurait dû lire cette lettre trouvée par hasard dans le grenier. Sur l’enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n’ouvrir qu’après ma mort ». La curiosité est trop forte, elle l’ouvre et le temps s’arrête... John-Paul y confesse une faute terrible dont la révélation pourrait détruire non seulement leur famille mais la vie de quelques autres. À la fois folle de colère et dévastée par ce qu’elle vient d’apprendre, Cecilia ne sait que faire : si elle se tait, la vérité va la ronger, si elle parle, ceux qu’elle aime souffriront.

Editions le Livre de Poche
504 pages 
Publié le 6 Avril 2016
A propos de l'auteur : ici


Roman sélectionné pour le mois de mai dans la sélection du Prix du livre de poche.

Cécilia et John Paul forme un couple «idéal", beaux enfants, belle maison, argent, complicité etc.... jusqu'au jour où Cécilia trouve une lettre qu'elle n'aurait dû découvrir qu'après la mort de John-Paul. Cette lettre va bouleverser leur vie et remettre en cause toutes les certitudes et les fondements de l'existence pour Cécilia.
Que faire quand on découvre quelque chose de tellement terrible qu’il peut faire basculer une existence ou en sauver une autre? Se taire et continuer comme si de rien n'était tout en étant rongé de culpabilité ou bien parler et ruiner ce qu'on a construit? C'est à ce cruel dilemme que Cécilia est confrontée.
Ce roman est un petit bijou, vraiment agréable à lire et il nous emmène dans un univers un peu à la Desesperate Housewife, où les personnages semblent lisses et sans histoires, des vies "parfaites" ou qui semblent l'être et tout à coup le grain de sable qui se transforme en tempête et emporte tout avec lui.
J'ai beaucoup aimé cette histoire qui ménage bien son suspense, qui nous offre une tranche de vie à l'américaine, qui nous fait sourire parfois, nous agace d'autres fois mais toujours nous embarque avec délice dans sa narration.
Tous les personnages sont intéressants et les affres ou les bonheurs par lesquels ils passent nous interpellent facilement. C'est un roman au suspense psychologique intense surtout dans la partie "remise en question" de Cécilia.
Jolie écriture, dynamique et fluide, ce qui ne gâche rien.


Merci aux Editions Le Livre de Poche pour cette lecture.




samedi 14 mai 2016

La part des flammes - Gaelle Nohant




Un roman inspiré d'un fait divers. Paris, 1897. Toutes les femmes de l'aristocratie se pressent au Bazar de la Charité, événement mondain des plus courus. Parmi elles, deux femmes peu habituées à cet univers, Violaine de Raezal, rejetée par ses pairs depuis la mort de son mari, et la jeune Constance d'Estingel, indifférente aux conventions sociales. Quand le bazar prend feu et que le piège des flammes se referme, la tragédie fait basculer leur destin.

Editions Le Livre de Poche
 552 pages 
Publié le 9 Mars 2016
A propos de l'auteur : ici


Ce roman fait partie de la sélection du mois de mai pour le Prix du Livre de Poche 2016.

Il s'est passé un truc étonnant en lisant cette histoire car je suis allée pendant l'année de mon baccalauréat, prendre des cours d'italien à l'institut culturel italien Luigi Pirandello qui se situait au 23 rue Jean Gougeon et jamais je n'avais imaginé qu'à deux pas de cet endroit il y avait eu un drame  terrible en 1897, en effet le Bazar de la Charité se trouvait au 15-17 de cette même rue et la chapelle Notre Dame de la Consolation dont je me souviens très bien a été construite en mémoire des victimes de cet incendie.
Cette découverte m'a bouleversée et j'ai pensé aux moments joyeux passés en cours d'italien tandis qu’à quelques numéros de là des personnes y avaient trouvé la mort d'une façon horrible.

Le roman s'inspire de ce fait divers dramatique pour nous compter la vie de plusieurs femmes avant et après cet incendie qui va bouleverser leur existence.

Violaine de Raezal se remet difficilement de la mort de son mari et cherche à se rendre utile auprès des nécessiteux pour donner un sens à son existence. Elle finit par intégrer l'équipe de la Duchesse Sophie d'Alençon, sœur de Sissi l'impératrice  dans le comptoir que celle-ci tient dans le bazar. Elles sont rejointes par Constance d'Estingel, une jeune fille qui hésite entre son amour pour le beau journaliste Lasko et une voie mystique.
L'incendie qui va se déclarer va bouleverser leurs existences à tout jamais. La duchesse y perdra la vie, Violaine sera gravement brulée et Constance internée pour hystérie.
L'amitié qui s'était créée entre ces trois femmes va les pousser à prendre des décisions et à se mettre en danger.

C'est un roman que j'ai particulièrement apprécié, il y a tous les ingrédients que j'aime pour en faire un  bon roman. Il y a une base de faits réels, des personnages hauts en couleur, des sources historiques, des rebondissements, du suspense, de l'émotion et de l'amour.
C'est un gros roman de plus de 500 pages qu'on ne lâche plus une fois commencer car il est particulièrement bien construit. Le drame qui couve est amené au moment où les choses semblent aller pour le mieux pour nos trois héroïnes et les conséquences de cet incendie sont évoquées au fur et à mesure que le temps passe et que nos personnages reprennent le cours de leur vie.

En conclusion, un roman d'une intensité énorme qui donne des frissons mais aussi qui mise sur la solidarité qui se met en place quand l'adversité devient trop difficile à vivre.




Le journal de Mary - Alexandra Echkenazi




Washington, milieu des années 1960. Française d'origine, Mary vit avec son mari haut gradé de la CIA et leurs trois enfants dans le quartier résidentiel de Georgetown, où le couple côtoie la haute société et le gratin politique. Féministe et pacifiste – fichée par le FBI comme une activiste de gauche –, Mary est artiste peintre et mène une vie d'intellectuelle à l'affût de toutes les nouvelles expériences qui se présentent durant cette période pré-68.
Quand le plus jeune de ses enfants meurt accidentellement, fauché par une voiture devant la maison familiale, tout s'effondre pour Mary, qui quitte son mari et s'installe seule avec ses deux enfants dans la plus petite maison de Georgetown. C'est alors qu'elle recroise un homme qu'elle avait rencontré à l'université, et que recommence une passion qui ne l'avait jamais quittée. Mary accepte de rester l'amour secret de cet homme qui ne l'officialisera jamais en raison de ses fonctions. Elle est pourtant celle qui agit dans l'ombre, à ses côtés.
Moderne, bien trop moderne au goût de certains, Mary ne s'en cache pas, elle veut changer le monde. Alors que l'homme qu'elle aime tant meurt à Dallas le 22 novembre 1963, elle meurt à son tour un an plus tard, assassinée au bord du fleuve Potomac, deux jours avant son 44ème anniversaire.
Le journal qu'elle tenait n'a jamais été retrouvé. Le journal du véritable amour de JFK.
Editions Belfond
Publié en 2016
288 pages
A propos de l'auteur : ici


Pas particulièrement fan de JFK j'ai été séduite par la 4 ème de couverture de cette histoire qui relate les amours de John (dit Jack) Kennedy et de Mary, maitresse cachée mais pourtant seul véritable amour du président des USA.
Mary rencontre Jack à l'université, quelques années plus tard elle le retrouve à Georgetown où elle s'est installée après avoir vécu le drame absolu d'avoir perdu son enfant et qu’elle ait quitté son mari.
Après avoir lutté pour ne pas se laisser séduire par JFK marié à Jackie, la passion finit par triompher et Mary devient la maîtresse cachée du futur président et elle restera son seul véritable amour jusqu'à son assassinat en 1963. Mary qui tenait un journal est assassinée également en 1964, son journal ne sera jamais retrouvé.
C'est un roman absolument passionnant, comme je le disais je ne suis pas particulièrement fascinée par JFK mais je me suis plongée dans cette histoire avec une véritable délectation.
C'est très bien écrit, on est complètement happé par cette histoire d'amour magnifique et qui s'inspire de faits réels.
En parallèle à cette romance, l'histoire avec un grand H défile, on y retrouve la guerre froide, le mur de Berlin, les missiles russes à Cuba, l'élection de ce jeune président à la tête des USA, ses relations avec Khrouchtchev et les conséquences pas toujours forcement heureuses de ses décisions.
Cette histoire donc qui a un fond réel, puisque Mary a réellement existé et qu'elle a été la maîtresse de Kennedy, reste tout de même une fiction qui donne la part belle à une multitude de sentiments et de situations qui nous permettent d'appréhender le personnage de JFK sous un jour diffèrent et intéressant.
Dans ce roman on sent vraiment le poids du choix familial sur sa vie et les ambitions de son père qui ont prévalues sur les siennes propres. De même son mariage malheureux avec Jackie, qui ne servait que son prestige et l'ambition de celle-ci de devenir First Lady. Reste de jolis moments avec ses enfants et ceux passés avec Mary.
Un roman très agréable à lire qui donne une vision de Kennedy plus touchante et moins ambitieuse.


Un grand merci aux Editions Belfond et en particulier à Célia Giglio pour ce roman.



Désolée, je suis attendue - Agnès Martin-Lugand





Yaël ne vit que pour son travail. Brillante interprète pour une agence de renom, elle enchaîne les réunions et les dîners d'affaires sans jamais se laisser le temps de respirer. Les vacances, très peu pour elle, l'adrénaline est son moteur. Juchée sur ses éternels escarpins, elle est crainte de ses collègues, et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis qui s'inquiètent de son attitude. Peu lui importe les reproches qu'on lui adresse, elle a simplement l'impression d'avoir fait un autre choix, animée d'une volonté farouche de réussir. 
Mais le monde qu'elle s'est créé pourrait vaciller face aux fantômes du passé.

Editions Michel Lafon
376 pages
Sortie : 14 Avril 2016
A propos de l'auteur :ici


J'avais tellement aimé le roman "les gens heureux lisent et boivent du café" que j'ai sauté sur la proposition de partenariat de Livraddict. J'ai eu beaucoup de chance d'être sélectionnée pour lire cette histoire qui une nouvelle fois m'a emballée complètement.

Yaël, sa sœur et ses amis partagent tout et sont inséparables, mais un jour Marc disparaît sans explications. Cette absence si douloureuse autant qu'incompréhensible va être un déclencheur pour l'avenir professionnel de Yaël qui va s'investir corps et âme dans son travail mettant en péril ses amitiés et même sa vie.
Un hasard va lui faire retrouver Marc et d'un seul coup l'existence qu'elle s'était construite va basculer et ses certitudes s'effondrer. Va-t-elle donner une chance à l’amour ?
C'est un roman sur l'amitié, sur l'amour, sur l'ambition et  la recherche de soi.
Yaël est un personnage très ambigu que j'ai à la fois détesté et qui en même temps m'a touchée profondément car à sa place on ne sait pas comment on aurait réagi à cette douleur. En fait elle représente tout ce que je ne suis pas et tout ce que je n’aurais pas pu ou pas voulu être dans la vie mais grâce au talent de l’auteure on arrive quand même à s’attacher à elle.
Ce qui est vraiment remarquable dans les romans de l'auteure c'est cette capacité à nous raconter des histoires "vraies", bien sûr c'est de la fiction mais les personnages sont tellement  réels qu'on a l'impression d'entrer dans leurs vies, de les côtoyer et de les accompagner.

Plein de sentiments contrastés se dessinent dans cette histoire, on passe de l'agacement à la tendresse, de l'amitié à l’amour, de la colère à la compassion et tout ceci nous donne une histoire dans laquelle on plonge et que l’on n’a pas envie de refermer. Les personnages sont devenus le temps de 376 pages nos amis et c'est avec nostalgie qu'on leur dit au revoir quand s'affiche le mot fin.
J'aime aussi l'écriture d’Agnès Martin-Lugand qui est fluide et très accrocheuse.

Encore une fois une histoire magique qui m’a complètement conquise...




vendredi 13 mai 2016

Mon bilan mensuel : avril 2016


Toujours avec un peu de retard, voici le bilan de mes lectures du mois d'avril 2016.
Toujours en arrêt maladie suite à ma blessure au ski, j'ai pu lire 15 romans pendant le mois, pas un record mais un chiffre plutôt pas mal.
Un mois exceptionnel en ce qui concerne l'enthousiasme sur mes lectures car toutes m'ont plues, à l'exception d'une seule que j'ai abandonnée avant la fin.
J'ai fait des découvertes d'auteurs vraiment intéressants , que j'ai envie de suivre et pour le livre abandonné, j'ai tout de même envie de ne pas me braquer et de retenter une lecture , donc ce n'est que du positif.