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dimanche 15 décembre 2013

Et soudain tout change - Gilles Legardinier





Camille et ses amis se connaissent depuis la maternelle. Leur dernière année de lycée les a enfin tous réunis dans la même classe. A quelques mois du bac, en compagnie de sa meilleure amie, Léa, d'Axel, Léo, et toute sa petite bande, la jeune fille découvre joyeusement la vie. Tous se demandent encore quels chemins ils vont prendre. Ils ignorent encore que d'ici l'été, le destin va leur en faire vivre plus que dans toute une vie. Du meilleur au pire, avec l'énergie de leur âge et leurs espoirs, entre convictions et doutes, entre illusions et réalité, ils vont expérimenter, échanger et affronter. Leur histoire est la notre.




Editions Fleuve Noir
Publié en 2013
375 pages
A propos de l'auteur : ici


Quand on adore un auteur, on a juste envie de lire tout de suite son nouveau roman, même si notre PAL est à plus de 400 livres, et quand ,en prime,on vous propose ce livre en lecture commune, il est évident que l'on saute sur l'occasion et qu'on le fait passer en priorité... (comment se chercher des bonnes raisons et des excuses.... lol ).

Camille et ses camarades sont en terminale, le bac est à la fin de l'année. Ils pensent passer une super année ensemble mais ils ignorent que la vie n'est pas un long fleuve tranquille, et qu'elle sait parfaitement comment vous mettre des bâtons et des drames dans les pattes.

On suit donc ces jeunes gens pendant leur année scolaire qui verra l'impensable se produire et leurs chemins prendre des directions qu'ils ne pouvaient pas supposer ni imaginer.

Ce roman qui alterne des passages hilarants (bonjour le fou rire dans le train...)  et des moments plein d'émotions est une ode à la vie , à la fraternité et à l'avenir.
Camille et ses camarades vont être confrontés à la douleur, à l'absence,à la mort et tout ceci les fera grandir et leur ouvrira des nouvelles perspectives de vie et d'avenir.
C'est aussi un hymne à l'amitié qui permet de rompre la solitude, qui offre un appui, un soutien dans tous les moments heureux ou difficiles de la vie.
Les personnages sont magnifiques, attachants, charismatiques, avec une petite préférence pour Tibor, ce personnage qui se révèle au fil des pages.
L'écriture est comme toujours absolument délicieuse et tellement fluide qu'on est happé dans le récit.

J'ai adoré ce roman qui m'a procuré des grands moments de franche hilarité et en même temps d'immenses moments d'émotions énormes et intenses.

Gilles Legardinier est vraiment devenu en 3 romans lus un de mes auteurs préférés, totalement incontournable et que je vais m'empresser de découvrir dans ses autres romans.



dimanche 1 décembre 2013

Rêve d'amour - Laurence Tardieu



Alice Grangé, trente ans, n'a conservé que peu de souvenirs de sa mère, Blandine, qui a disparu quand elle avait cinq ans. Quand son père, avant de mourir, lui apprend qu'elle a aimé un autre homme, Alice se met à la recherche de cet amant. Elle le retrouve et découvre chez lui deux tableaux peints par sa mère. Sur ce portrait des amants, apparaît une femme lui ressemblant, et un paysage de mer. Alice cessera-t-elle enfin de rêver l'amour pour le vivre? Un roman doux comme une sonate.



Editions le Livre de Poche
Publié en 2009
157 pages
A propos de l'auteur : ici

J'ai attaqué cette histoire qui à première vue ne m'attirait pas plus que ça et n'aurait pas été une de mes priorités de lecture si je n'avais pas décidé de participer au challenge "un mot, des titres" chez Calypso avec comme mot : amour.
En fait ce roman qui ne m'attirait pas plus que ça (c’était un livre offert pour 2 achetés et on choisit pas celui qu'on désire) c'est révélé une jolie et agréablesurprise.
C'est un roman qui met en avant les sentiments contradictoires qu'on peut avoir quand on découvre que nos certitudes étaient fondées sur des mensonges.
Comment accepter et comprendre que cette maman, qu'on a peu connu, dont on a très peu de souvenirs avait une vie parallèle, un autre homme qu'elle aimait .
Combien de questions ,de remises en question, d'interrogations apportent toute cette vie et ces souvenirs qui se révèlent n'avoir rien à voir avec une réalité qu'on vous a caché.
Alice doit faire face à cette annonce lors du décès de son pére: sa mère a aimé un autre homme. En partant à la découverte et la recherche de ce peintre que sa mère a aimé , elle va découvrir une personne qu'elle ne connaissait pas, une femme avec toutes ses contradictions, ses désirs et ses passions et par delà cette découverte renouer elle même avec sa propre existence.
J'ai beaucoup aimé la façon pleine de pudeur de l'auteure à nous emmener à la poursuite de la quête d'Alice. Ses interrogations , ses états d'âme, la façon dont elle absorbe ces découvertes et une maman inconnue sont vraiment touchantes et pleines d'émotions.
C'est un joli roman plein de sensibilité, sans bavardages inutiles. Une jolie histoire que j'ai bien aimé et qui m'a permis de passer un agréable moment de lecture.



Challenge

mardi 19 novembre 2013

Une part de ciel - Claudie Gallay




Aux premiers jours de décembre, Carole regagne sa vallée natale, dans le massif de la Vanoise, où son père, Curtil, lui a donné rendez-vous. Elle retrouve son frère et sa soeur, restés depuis toujours dans le village de leur enfance. Garde forestier, Philippe rêve de baliser un sentier de randonnée suivant le chemin emprunté par Hannibal à travers les Alpes. Gaby, la plus jeune, vit dans un bungalow où elle attend son homme, en taule pour quelques mois, et élève une fille qui n’est pas la sienne. Dans le Val-des-Seuls, il y a aussi le vieux Sam, pourvoyeur de souvenirs, le beau Jean, la Baronne et ses chiens, le bar à Francky avec sa jolie serveuse…
Dans le gîte qu’elle loue, à côté de la scierie, Carole se consacre à une traduction sur la vie de Christo, l’artiste qui voile les choses pour mieux les révéler. Les jours passent, qui pourraient lui permettre de renouer avec Philippe et Gaby un lien qui n’a rien d’évident : Gaby et Philippe se comprennent, se ressemblent ; Carole est celle qui est partie, celle qui se pose trop de questions. Entre eux, comme une ombre, cet incendie qui a naguère détruit leur maison d’enfance et définitivement abîmé les poumons de Gaby. Décembre s’écoule, le froid s’installe, la neige arrive… Curtil sera-t-il là pour Noël ?
Avec une attention aussi intense que bienveillante, Claudie Gallay déchiffre les non-dits du lien familial et éclaire la part d’absolu que chacun porte en soi. Pénétrant comme une brume, doux comme un soleil d’hiver et imprévisible comme un lac gelé, Une part de ciel est un roman d’atmosphère à la tendresse fraternelle qui bâtit tranquillement, sur des mémoires apaisées, de possibles futurs.



Editions Actes Sud (Domaine français)
Publié en 2013
446 pages
A propos de l'auteur : ici

Comme j'ai beaucoup aimé les deux précédents romans lus de Claudie Gallay, surtout Les déferlantes, j'ai choisi de lire et de chroniquer son dernier livre pour les matchs littéraires de la rentrée de Priceminister.

Comme dans ses précédents romans nous sommes dans un livre à l’atmosphère particulière toute en retenue mais en même temps qui colle à la simple réalité.
Carole revient sur le lieu de son enfance, dans les paysages montagneux qu'elle a quitté,pour attendre la venue de son père. Celui ci est parti en voyage depuis longtemps et doit revenir dans la vallée car il a quelque chose à dire à ses enfants.
Carole renoue avec sa soeur et son frère mais aussi avec les personnages marquants de ce village. Elle restera plus longtemps que prévu dans ce lieu où elle a tant de souvenirs heureux mais aussi où elle a vécu un drame qui a coûté sa santé à sa jeune soeur.
Comme toujours dans les romans de Claudie Gallay, tout se passe par petites touches délicates, pleines de sensibilité et de tendresse.
La fratrie réunie, les non-dits, les rancœurs, les incompréhensions, les désillusions et les espoirs, tout est magnifiquement mis en scène par l'auteure.
L'écriture est merveilleuse, l'auteure arrive à nous toucher même quand elle décrit une action banale. C'est vraiment quelque chose que j'aime chez Claudie Gallay (et que j'ai du mal à supporter en général), cette façon délicate de nous raconter les détaisl de scènes simples sans tomber dans l'ennui ou le remplissage de pages. Chez elle tout vient s'imbriquer de façon parfaite.. le rythme lent sied complètement à l'histoire et m'a vraiment transportée dans ces Alpes, lieu magique où les passions et les rancoeurs, sans compter les remises en cause sont presque obligatoires et naturelles.
Une bien jolie histoire qui me conforte totalement dans le plaisir que je prend à suivre cette auteure.

Un grand merci à Priceminister et aux Editions Actes Sud pour cette très belle lecture.


Ma note pour Priceminister : 17 / 20




et du

dimanche 3 novembre 2013

Malavita encore - Tonino Benacquista



On retrouve ici les quatre héros de Malavita, l'inénarrable famille Blake. Repenti de la mafia new-yorkaise, Blake, rebaptisé Wayne, a obtenu la protection du FBI, et s'est installé en France avec les siens sous la surveillance tatillonne d'un ange gardien légèrement dépressif. L'ancien gangster a trouvé dans l'inépuisable réservoir d'anecdotes de sa première vie la matière de quelques thrillers à succès. Tout se passerait pour le mieux si la cellule familiale n'était pas emportée dans la tourmente des remises en cause existentielles... 


Les enfants traversent une adolescence compliquée, l'épouse fidèle a décidé de s'émanciper, et l'auteur de best-sellers, soudain seul face à lui-même, est en proie aux affres de la création littéraire. Des problèmes ordinaires, somme toute, pour une famille qui ne l'est pas... Ils seront résolus de la façon la plus diabolique et la plus hilarante qui soit. 



Edition Folio
Publié en 2009
389 pages
A propos de l'auteur : ici



J'ai lu il y a un petit moment Malavita, que j'avais adoré par son humour et par son suspense.Je suis allée voir le film de Luc Besson tiré de ce roman, tout ceci m'a donné envie de lire la suite de cette histoire, d'autant que le roman dormait dans ma PAL depuis une éternité.
Nous retrouvons notre famille, déplacée une nouvelle fois à la suite des évènements survenus dans le roman précédent.
L'existence de notre repenti prend une tournure particulière quand les enfants quittent la maison et que Maggie décide de reprendre une activité à Paris. Sans compter que l'inspiration pour écrire son nouveau roman le fuit un peu et que des envies de liberté le taraudent.
C'est avec un grand plaisir qu'on retrouve notre famille Blake- Wayne-Manzoni.
Les personnages évoluent mais sont toujours aussi déjantés. L'humour est omniprésent dans le roman et les situations loufoques ou plus sérieuses s’enchaînent sans nous laisser le temps de respirer.
J'ai aimé l'évolution de cette histoire et la fin qui laisse la porte ouverte à l'imagination voire peut être à une suite.
Du coup je voulais remercier Luc Besson, qui grâce à son film plutôt réussi et à ses acteurs extra m'a donné vraiment envie de dépoussiérer ce roman qui sans lui aurait surement continuer à moisir sur mes étagères.






mardi 22 octobre 2013

Faites vos valises les enfants, demain on va en Amérique - Valérie Tordjman








Il y a Lou, Ric et Phil ; et puis il y a la DS paternelle, de Gaulle et l’attentat du Petit-Clamart, l’ORTF, Woodstock, le premier homme qui a marché sur la Lune… Pour ces gosses des sixties, les dimanches après-midi en famille, c’est western en noir et blanc ou en Technicolor : paysages grandioses, attaques de Peaux-Rouges, roulés-boulés d’herbes sèches qui traversent l’écran en essaimant leurs petites graines de celluloïd. Parfois, c’est la Mer de sable d’Ermenonville : Far-West et guerre de Sécession. D’autres fois, c’est safari-voiture : direction Thoiry pour voir les animaux sauvages ; ou encore Orly pour compter les Caravelle et s’enivrer des effluves de kérosène – il faut dire qu’à Orly tous les avions décollent pour l’Amérique… Ah, l’Amérique ! c’est le grand rêve de leur père – leur rêve à tous les trois. Jusqu’au soir où le grand voyage se précise, ils sont prêts les kids ; et ils y croient dur comme fer à l’Amérique de papa…



Editions Le Passage
Publié en 2013
158 pages
A propos de l'auteur : ici


J'avais repéré ce roman dans la liste des livres proposés par la voie des Indés, mais il n'était plus disponible. 
En fait c'est ma copine Ramettes qui avait été choisie pour le lire et c'est donc elle qui me l'a gentiment envoyé pour que je puisse le découvrir également et je l'en remercie beaucoup.
Alors ce roman est composé de 2 parties, la première nous embarque dans l'enfance de la fratrie et la seconde dans leur vie d'adulte après le décès de leur père.
Alors autant le dire tout de suite, ce roman est à classer dans mes flops car si la première partie m'a emballée complètement  la deuxième m'a ennuyée mortellement.Heureusement la fin est venue relever un peu le niveau et sauver le texte.
Je vais tenter d'expliquer pourquoi ce roman ne m'a pas convaincue du tout.
La première partie, où nous suivons la famille avec toutes ces références aux années 60-70 , la DS familiale, la télé, la publicité, la politique, les parcs d'attraction qui commencent, je l'ai adorée parce qu'elle me rappelait ma propre enfance (sauf la DS car papa avait une Dauphine) et que le rythme de l'histoire est enlevée, joyeux et émerveillant. 
J'ai vraiment vécu tous ces moments magiques, l'ORTF avec sa mire, le parc d'Ermenonville et de Thoiry etc...et leur évocation a un parfum de nostalgie et de moments heureux.
C'est un vrai bonheur de se remémorer toutes ces choses que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaitre et qui nous ont fait et vu grandir.
La deuxième partie, elle, traite de la vie adulte de la fratrie, elle est racontée par les garçons (la première partie est narrée par la fille)et c'est vraiment celle à laquelle je n'ai pas adhéré du tout. Elle ne m'a pas touchée, ni intéressée , 
je l'ai trouvé brouillonne,confuse, inintéressante et incompréhensible pour tout dire. On ne sait jamais si on est encore dans l'imaginatif du désir d'Amérique ou bien si nous sommes ancrés dans la réalité. C'est déstabilisant et pas vraiment intéressant car trop confus.Peut être aussi que je n'ai pas pu me projeter dans les rêves de cette famille, car contrairement à eux , l'Amérique n'est vraiment pas un rêve pour moi.
La seule chose que je retiens de cette histoire, ce sont les valeurs que nous transmettent nos parents et l'importance des moments de bonheur vécus pendant l'enfance.
La fin nous remet un peu les idées au clair et redonne de ce fait un intérêt à l'histoire mais ne peut racheter malheureusement la deuxième partie qui m'a semblé tellement longueeeeeeeeeeeeeee et sans interet et pourtant le roman en lui même ne fait que 158 pages.
Ramettes m'a prêté également un autre roman de cette auteure que je vais tenter de découvrir rapidement pour ne pas rester sur une impression fort mitigée de l'oeuvre de Valérie Tordjman.








 
2013

mardi 15 octobre 2013

Kinderzimmer - Valentine Goby




“Je vais te faire embaucher au Betrieb. La couture, c’est mieux pour toi. Le rythme est soutenu mais tu es assise. D’accord ?

– Je ne sais pas.
– Si tu dis oui c’est notre enfant. Le tien et le mien. Et je te laisserai pas.
Mila se retourne :
– Pourquoi tu fais ça ? Qu’est-ce que tu veux ?
– La même chose que toi. Une raison de vivre.”

En 1944, le camp de concentration de Ravensbruck compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout.

Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l’Histoire n’a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l’ignorance dans nos trajectoires individuelles.



Editions Actes Sud
Publié en 2013
224 pages
A propos de l'auteur : ici



Ecrire sur les camps de concentration est surement un exercice difficile, car le sujet est émouvant et éprouvant au possible.
Valentine Goby est partie d'un fait peu ou pas connu, la présence d'une unité spéciale au sein de Ravensbruck, celle d'un Kinderzimmer  une unité dans laquelle étaient regroupés les bébés qui naissaient dans l'enceinte du camp de concentration.
Cette histoire (son histoire) est racontée par Mila, une jeune femme qui est arrêtée en 1944 et déportée à Ravensbruck. 
Mila est enceinte et tente de cacher cette situation. A travers les conditions tellement horribles de détention  elle évoque la faim, la peur, le désespoir, la saleté, les conditions épouvantables de survie, la mort mais aussi l'entraide, la solidarité des femmes entre elles.
Mila mettra au monde son enfant et se retrouvera confrontée à des moments terribles pour elle et celui ci.
Ce roman pourrait être simplement une énième évocation de la vie dans les camps mais il est bien plus. Il nous parle au coeur, nous tient en haleine , nous présente des magnifiques personnages féminins..à commencer par Mila et Térésa mais aussi tant d'autres.
Malgré le sujet et l’appréhension qu'on peut avoir à découvrir cette oeuvre elle est source d'espoirs et nous laisse à penser que la vie est la plus importante et que l'instinct de survie est un vrai moteur.
Quand à l'écriture, elle est tout simplement extraordinaire. C'est beau, ça colle complètement au sujet, rien de mièvre ni de dramatique à outrance, les mots sont choisis pour valoriser les moments vécus par Mila et ses compagnes.
Un roman coup de poing qui prend aux tripes vraiment et laisse un véritable impact dans la mémoire en le refermant tellement le récit est prenant, poignant, magnifique.
Merci à Valentine Goby pour m'avoir offert ce moment exceptionnel de lecture.
Je ne peux pas le classer en coup de coeur, simplement à cause du sujet qui est tellement (trop) fort et réaliste mais le coup de coeur de l'émotion y est c'est sur.

Un immense merci à MyBoox (et en particulier à Thomas) et aux Editions Actes Sud pour cette lecture tellement prenante.




 et

partenariat

samedi 5 octobre 2013

L'invention de nos vies - Karine Tuil




Sam Tahar semble tout avoir : la puissance et la gloire au barreau de New York, la fortune et la célébrité médiatique, un « beau mariage »… Mais sa réussite repose sur une imposture. Pour se fabriquer une autre identité en Amérique, il a emprunté les origines juives de son meilleur ami Samuel, écrivain raté qui sombre lentement dans une banlieue française sous tension. Vingt ans plus tôt, la sublime Nina était restée par pitié aux côtés du plus faible. Mais si c’était à refaire ? À mi-vie, ces trois comètes se rencontrent à nouveau, et c’est la déflagration… « Avec le mensonge on peut aller très loin, mais on ne peut jamais en revenir » dit un proverbe qu’illustre ce roman d’une puissance et d’une habileté hors du commun, où la petite histoire d’un triangle amoureux percute avec violence la grande Histoire de notre début de siècle.



Editions Grasset
Publié en 2013
504 pages
A propos de l'auteur : ici

Mon deuxième roman de cette rentrée littéraire 2013 est un vrai coup de coeur.
3 personnages, dont les existences vont se croiser à plusieurs reprises, forment la trame de cette histoire, bâtie sur fond de mensonge.
Samir est devenu un avocat célèbre mais toute sa réussite est liée à une imposture, il s'est inventé une vie qui lui a ouvert les portes du succès tant professionnel que sentimental.
Nina a sacrifié son amour pour Samir pour rester végéter avec Samuel dans une banlieue triste et grise.
Samuel s'est rêvé écrivain mais n'a pas réussi à surmonter sa peur de l'échec pour envoyer ses manuscrits.
Chacun vit sa vie construite sur des mensonges et le jour où les vérités éclatent, elles vont révéler les personnages sous leur jour le plus réel mais pas forcement le plus sympathique.
Dans ce roman, tout est bon,  l'écriture, l'histoire, le suspense et les personnages, tout est à sa place, tout nous embarque et nous prend aux tripes.
Les personnages sont vrais, vivants, plein de défauts, odieux, agaçants, mais tellement attachants (sauf peut-être Samuel que j'ai beaucoup moins aimé que les 2 autres)et surtout ils sont vraiment accrocheurs.
L'intrigue également est magnifiquement emmenée. On s'embarque dans l'histoire et on avance sans avoir envie de reposer le roman,tout en voulant retarder le moment du mot fin.
Le style de l'auteure est tellement vivant, les mots coulent et les pages se tournent sans aucune longueur dans le texte.
Karine Tuil est une auteure que j'ai découvert avec cette rentrée littéraire, son roman est sélectionné pour de nombreux prix littéraires, dont le Goncourt, je ne sais pas si elle sera récompensée mais en tout les cas elle m'aura fait passer un moment extraordinaire de lecture et je suis sure que je ne m’arrêterai pas à cette lecture pour découvrir son oeuvre.



2013