mardi 26 janvier 2016

Daniel Avner a disparu - Elena Costa









Durant l'Occupation, les parents et la sœur du jeune Daniel Avner ont été 
arrêtés et déportés. Plusieurs mois après la Libération, le grand-père de 
Daniel envoie le garçon attendre le retour de sa famille au Lutetia, tout 
en sachant que personne ne reviendra plus.
Commence alors une longue période de sévices infligés par le grand-père 
à son petit-fils. 
Pourquoi Daniel accepte-t-il sans protester de souffrir, comme si sa douleur 
lui permettait de revivre celle des disparus, et ainsi de les rejoindre ? 
Pourquoi se sent-il tenu, après la mort de son grand-père, de retourner 
attendre devant le Lutetia, alors que l'établissement a depuis longtemps 
retrouvé sa fonction d'hôtel ? Sa rencontre avec Dora sur le boulevard 
Raspail le délivrera-t-elle de son obsession ?

Editions Gallimard (Blanche)
Publié en 2015
135 pages
A propos de l'auteur : ici










J'ai demandé ce roman dans le cadre du challenge 68 premiers romans car 
la 4 ème de couverture semblait vraiment intéressante.
Hélas, trois fois hélas je suis passée surement complètement à côté de cette 
lecture, je pensais naïvement lire ce roman en trois coups de cuillère à pot 
vu qu'il ne fait que 135 pages et c’est tout le contraire il m'a fallu un temps 
fou pour le terminer tellement le roman est oppressant et violent.
Daniel Avner n'a pas disparu réellement, il a échappé à une rafle qui a 
emporté toute sa famille, sauf son grand père,
Mais depuis c'est comme s'il n'avait plus d'existence, il est le survivant qui 
expier au travers de l'attente et de la douleur la disparition des êtres qu'il 
aimait.
De sévices et tortures par son grand-père à l'attente devant l'hôtel Lutetia, 
Daniel Avner n'a plus de vie propre, il accepte la douleur comme une 
punition pour avoir survécu.
Le récit à plusieurs voix (pas forcement bien identifiées) donne la pleine 
mesure de toute la noirceur de l'histoire.
Ce côté sombre, noir est particulièrement dérangeant et oppressant et ôte 
toute empathie avec les personnages.
J'ai perdu souvent le fil de l'histoire, pas vraiment compris où l'auteure 
voulait nous emmener, ressenti de l'ennui, aucune compassion pour les 
personnages, en résumé je suis vraiment passée à côté de l'intrigue et de 
ce que l'auteure voulait surement nous dire.
Reste tout de même une belle écriture mais ça ne suffit pas pour en faire
un roman très attrayant, par contre le sujet choisi par Elena Costa est 
vraiment courageux même si malheureusement chez moi ça n'est pas passé.





vendredi 22 janvier 2016

La Vénus aux Kakis - Anna Druesne




Quand Emma Berger croise Charles Mayer dans une librairie, elle n’imagine pas dans quelles aventures elle va être entraînée. Prisonnière d’une triste relation de couple, Emma découvre qu’elle est trompée. C’est alors qu’elle se voit proposer, en tant que décoratrice, la rénovation d’une bastide à Aix-en-Provence. Son propriétaire n’est autre que le banquier Charles Mayer, homme aux yeux kaki et au charme inquiétant, d’origine à la fois autrichienne et tzigane.

Aux côtés de Charles, Emma redevient femme. Et, tout en rénovant la vieille bâtisse, déterre de lourds secrets familiaux. Le père de Charles serait né du viol d’une Tzigane par un dignitaire nazi à qui l’ancienne propriétaire de la bastide aurait soutiré, par chantage, beaucoup d’argent. Y aurait-il encore des témoins de ce trouble passé ? Une palpitante enquête s’ensuit qui les mène à Vienne et à Prague… Emma décide enfin de tenter sa chance pour une nouvelle vie.

Entre Madame Bovary et La Vénus à la fourrure, Anna Druesne offre une nouvelle perspective romanesque.

Editions Serge Safran
Publié en 2015
444 pages
A propos de l'auteur : ici


La Vénus aux kakis est un roman lu dans le cadre des 68 premiers romans de la rentrée sur Lecteurs.com et c'est malheureusement le premier roman dont je ne vais pas faire d’éloges puisque en fait c'est une histoire que j'ai trouvé très inégale.
Le démarrage est pas mal du tout avec des personnages bien posés mais ensuite j'ai eu le sentiment que l'histoire se perdait en route et du coup devenait franchement banale.
En fait  ça démarre d'une façon assez intense et ensuite on tombe dans un roman à l'eau de rose du type Harlequin par l'histoire et qui  en prime surfe a fond sur la vague érotico-porno du moment avec des scènes de sexe qui s'enchaînent avec moultes descriptions et au bout d'un moment la répétition devient terriblement ennuyeuse parce que sans originalité. 
On est vraiment dans un roman où cette pauvre fille (Emma)  dont l'existence banale et routinière va être bouleversée par sa rencontre avec cet homme providentiel, d'un autre monde mais qui va bouleverser sa vie.
Emma est engluée dans une routine désolante dans son couple avec un homme qui n'a plus envie d'elle et qui l'humilie régulièrement. Cette femme  qui ne se sent plus féminine va changer totalement le  jour où elle trouve un string dans la poche de son compagnon. Du coup elle bouleverse complètement son attitude et oh miracle elle rencontre Charles un type très riche, très beau, très tout ce qu'elle ne connait pas, qui l'embauche pour décorer son mas en Provence et qui va donc la révéler  à elle-même et la rendre de nouveau totalement femme etc. etc. Il aura en prime le bon gout de tomber amoureux d'elle. 
Je vous passe les quiproquos, les doutes d'Emma et les retournements de situations mais bref on est dans une trame très " Harlequin" avec tout de même une meilleure écriture.
De plus la référence à Madame Bovary je la cherche encore, surtout que n’est pas Flaubert qui veut.e

Le point positif c'est que ça se lit bien, qu’une partie de cette histoire revient sur le passé  de Charles et en révèle les secrets familiaux (la aussi pas vraiment très originaux) mais honnêtement j'avoue que je me suis plutôt ennuyée dans cette lecture qui n'a pas su me passionner plus que ça.

samedi 16 janvier 2016

Les oubliés du dimanche Valérie Perrin





Justine, 21 ans, est aide-soignante dans une maison de retraite où elle se sent bien. Elle vit avec un grand-père taciturne et solitaire, une grand-mère peu affectueuse, et son cousin Jules qu’elle considère comme son frère. Marquée par l’accident qui a coûté la vie à ses parents et ceux de Jules, Justine se jette à corps perdu dans le travail… et les histoires des autres, car sa propre histoire lui échappe. Murés dans le silence, ses grands-parents refusent d’évoquer le passé. Alors elle se tourne vers ceux qui se souviennent. Ces « petits vieux » dont elle aime par-dessus tout écouter les souvenirs. Et tout particulièrement ceux d’Hélène, sa résidente préférée, retranchée sur une plage imaginaire de laquelle elle dévoile, par morceaux, l’histoire de sa vie et d’un amour qui a survécu au malheur et à la trahison. Justine passe des heures à l’écouter et consigne son récit dans un cahier bleu. Grâce à Hélène, elle va pouvoir affronter les secrets de sa propre histoire.

Editions Albin Michel
379 pages
Publié en 2015
A propos de l'auteur : ici


Et voilà  premier coup de cœur de cette année 2016. Une histoire comme je les aime qui mêle le passé, le présent, l'humour, la légèreté, la gravité, et une dose d'amour dans tous les sens du terme.

Justine est une jeune femme, aide-soignante dans une maison de retraite. Elle aime son métier, ses "vieux" et s'amuser. Orpheline depuis le décès de ses parents et de son oncle et sa tante dans un accident de voiture, elle vit avec ses grands-parents et Jules son cousin qu'elle considère comme son frère.
En se liant avec une des résidentes de la maison de retraite, elle va remonter le temps, consigner la vie d’Hélène sa résidente préférée qui va se replonger dans ses souvenirs et  lui raconter son histoire d'amour avec Lucien. Cette plongée dans le passé d'Hélène va lui donner le courage de ressortir et d'affronter ses propres "cadavres dans le placard" et de tenter de comprendre comment ses parents sont morts.
C'est toute une remise en question et la découverte de secrets et d'un passé trouble qui vont lui permettre de grandir, de s'ouvrir aux autres et de reprendre pied dans la vie.
Que dire sinon que c'est beau tout simplement. L'écriture est lumineuse et on découvre et suit avec émerveillement le parcours de Justine.
On l'accompagne, on a envie de la consoler, de l'engueuler comme on le ferait pour une amie à laquelle on tient.
 C'est le propre des histoires qui nous transportent loin et dont les personnages nous touchent d'une façon incroyable.
Tous les personnages sont beaux, mais rien de mièvre ou de trop parfait, au contraire, ils sont tellement vivants qu'on a l'impression de les connaitre, comme s'ils étaient nos amis ou nos voisins.
J'ai aimé aussi l'histoire en elle même, le récit de la vie d'Hélène, son parcours et son acharnement à ne jamais perdre espoir ou lâcher prise.
Ce qui est remarquable également c'est le parcours de Justine, on la voir grandir, s'épanouir, mûrir au fil des pages, c'est passionnant.

Voilà ce roman est un bijou que je vous conseille de découvrir car vraiment Justine et Hélène méritent toute l'attention possible et quel talent pour un premier roman.
2016

vendredi 15 janvier 2016

Journal d'un proctologue et autres nouvelles - Hervé Heurtebise



On devient proctologue par hasard, je ne connais pas un enfant qui voudrait le devenir une fois devenu adulte. J’imagine d’ici la scène du bambin annonçant à ses parents :
« Moi, quand je serai grand, je veux être proctologue !
— Tu veux être quoi ? ! ?
— J’veux être proctologue, j’veux que les gens s’agenouillent devant moi et moi, je leur mettrai des doigts dans le trou des fesses ! »
À coup sûr, l’enfant qui dirait cela finirait sans tarder chez le pédopsychiatre. Je n’étais pas cet enfant-là, moi je voulais être chirurgien, je voulais opérer des cœurs.

Ainsi commence le journal de ce médecin que d’aucuns décrivent comme « blasé, cynique et drôle ».
S’il semble tout mettre sur un même plan, on comprendra qu’il y a deux choses qui comptent plus que tout dans sa vie : sa fille Léa et ses patients.


Le sport ne sert à rien. Comment peut-on porter un jugement aussi abrupt que péremptoire ? Le sport, les médecins vous le diront, c’est bon pour la santé. Oui mais…


Céline est éreutophobe. Non, elle n’est pas, clame-t-elle, érotomane ni encore moins nymphomane ! L’éreutophobie, c’est la peur de rougir, en public, pour un rien. Et, dans son cas, ce n’est pas juste une peur, elle rougit à la moindre occasion.


Editions Hélène Jacob
Publié en 2013
Format : ePub
76 pages
A propos de l'auteur : ici


C'est vrai que le titre de ce roman n'est pas forcement engageant et il faut faire partie des malheureux qui ont déjà eu recours à cette catégorie de médecin pour avoir envie de découvrir ce journal d'un proctologue.

Donc si le titre laisse craindre un univers scatologique et qu'on se demande ce qu'un médecin spécialiste du "trou de balle" va pouvoir nous raconter, en fait c'est une bien agréable surprise qui nous attend.  Dans ce très court roman, nous trouvons 4 nouvelles dont les deux premières sont en fait une suite.

1-2 / Journal d'un proctologue et d'hospitalisation
Tout d'abord si la spécialité du médecin est évoquée au travers d'anecdotes plus ou moins croustillantes, c'est toujours avec une énorme pudeur, de l'humour et un respect du patient. On peut trouver ce médecin blasé et cynique, à la manière d'un docteur House, mais il retrouve toute son humanité quand il parle de ses patients et de sa fille.
Dans la deuxième partie de son journal, il évoque son hospitalisation et son ressenti à passer de l'autre côté de la barrière, c'est d'une justesse émouvante.

3/ Le sport

Une nouvelle sur un sous doué du sport, tour à tour émouvante, grinçante, triste cette nouvelle m'a ouvert un monde que je ne connaissais pas, ayant eu la chance de faire partie des plutôt "douées en sport".

4/ Journal d’une Éreutophobe
L'éreutophobie est la peur de rougir en public et c'est exactement ce qu'il arrive à notre personnage. Ce fard qu'elle pique sans arrêt lui vaut d'être la cible de moqueries sans cesse renouvelées de la part de ses camarades de classe. C'est également une histoire touchante car toute différence, tout problème qui vous sort de la "normalité" peut être source de mal être en raison des attaques extérieures. Si les gens qui ne rougissent pas pouvaient savoir combien la phrase " t'es toute rouge" nous fait mal et combien on souhaiterait que les personnes ignorent ou fassent semblant d'ignorer notre couleur carmin dés qu'il fait chaud, dés qu'on est mal à l'aise etc... (Ça sent le vécu hélas, mais je ne m’étendrais davantage).Heureusement l'histoire finit bien...

Une bien jolie lecture, une découverte vraiment intéressante, car outre le thème, la façon un peu cynique de raconter les choses, il y a toujours plein de tendresse et d’humanité dans ces nouvelles. De plus l'écriture incisive nous plonge complètement dans les histoires.
Je suis vraiment ravie d'avoir dépassé le titre pas forcement engageant parce que j'ai découvert une vraie pépite que je vous conseille de lire sans faute.


Merci aux éditions Hélène Jacob pour cette lecture bien intéressante et originale.

13 à table ! - Collectif



Le livre réunit les œuvres d'un éventail d'écrivains bien connus. Ont ainsi participé au projet : Marc Levy, Eric-Emmanuel Schmitt, Françoise Bourdin, Guillaume Musso, Maxime Chattam, Alexandra Lapierre, Agnès Ledig, Pierre Lemaitre, Frank Thilliez, Jean-Marie Perier, Gilles Legardinier, Bernard Werber, et Tatiana de Rosnay.
13 auteurs pour 13 nouvelles centrées autour d’un thème commun : un repas. Intrigues policières, réunions de famille qui dérapent, retrouvailles inattendues… Du noir, de la tendresse, de l’humour, de l’absurde, à chacun sa recette.

Editions Pocket
274 pages  
Publié le: 6 Novembre 2014
A propos des auteurs :
  1. Françoise Bourdin
  2. Maxime Chattam
  3. Alexandra Lapierre
  4. Agnès Ledig
  5. Gilles Legardinier
  6. Pierre Lemaitre
  7. Marc Levy
  8. Guillaume Musso
  9. Jean Marie Perier
  10. Tatiana de Rosnay
  11. Eric Emmanuel Schmitt
  12. Franck Thilliez
  13. Bernard Werber

5 euros pour une bonne action (l'argent est reversé aux Restos du cœur) et une lecture bien sympathique c'est joindre l'utile à l'agréable. Un nouvel ouvrage est sorti en fin d'année 2015 mais j'ai eu envie dans le cadre du Défi Lecture 2016 de lire le premier recueil de nouvelles qui est sorti en 2014, autant commencer par le début (même si aucune histoire ne se suit bien sûr).
Dans ce roman nous trouvons 13 nouvelles, ayant toutes un rapport avec la nourriture, le repas, la bouffe quoi.
Des auteurs très connus, d'autres un peu moins mais une même envie, celle du partage .
Si certaines nouvelles m'ont laissée moins enthousiasmée, je dois avouer que quelques-unes m'ont vraiment plus, je  pense en premier lieu à celles de Maxime Chattam, d’Éric Emmanuel Schmitt, de Franck Thilliez et Tatiana de Rosnay.
J'ai bien aimé aussi partager les moments personnels de Gilles Legardinier.
Même si effectivement je fais ressortir quelques nouvelles, aucune ne m'a franchement déplu, toutes sont agréables à lire et à découvrir, on passe un très bon moment avec ces petites histoires.
Il me reste du coup le second volume à lire...

L'Epouvanteur, tome 06 : Le Sacrifice de l'épouvanteur - Joseph Delaney




Tom Ward, apprenti épouvanteur, est censé protéger le comté face à la montée en puissance de l'Obscur.
Or sa mère a besoin de lui en Grèce, le pays où elle est née. L'Ordinn, une redoutable créature, est sur le point de resurgir. Si elle réussit à sortir des profondeurs de la terre, elle ravagera la Grèce, entraînant massacres et destructions.
De retour au comté, la mère de Tom monte donc une expédition. Elle engage les sorcières de Pendle - dont la terrible Grimalkin -, ainsi qu'Alice et l'épouvanteur Bill Arkwright. Seul John Gregory refuse d'y participer.
Changera-t-il d'avis? Quels sacrifices Tom devra-t-il consentir dans cette bataille sans merci contre l'Ordinn, la principale servante du Malin?

Editions Bayard (Jeunesse)
Publié en 2010
323 pages
A propos de l'auteur : ici


Me voici arrivée au tome 6 de cette remarquable saga. Tom continue son apprentissage auprès de John Gregory. Après avoir découvert qu’Alice est la fille du Malin, celle-ci est chassée par l'épouvanteur et elle n'a plus de contact (en principe) avec Tom.
La mère de Tom qui était partie combattre les forces du mal en Grèce revient dans le Comté mais ce n'est pas seulement pour revoir sa famille, elle doit monter une expédition pour combattre une redoutable créature l'Ordinn qui ravagera la Grèce et le monde si elle n'est pas éliminée.
Pour parvenir à tuer cette créature, une alliance est conclue avec les sorcières et la présence de Tom est indispensable, à la grande colère de John Gregory qui déteste l'idée de s'associer avec des sorcières. Mais finalement tout le monde se retrouve sur le navire qui va les conduire en Grèce pour combattre cette Ordinn.
Parviendront-ils à sauver le monde? Combien en reviendront?
Ce roman est un de ceux que j'ai préféré depuis que j'ai débuté cette saga même si c'est surement le plus sombre et le plus dur émotionnellement à lire.
Tom découvre bien des choses dans ce tome, un personnage prend une dimension surprenante et nous réserve surement des surprises, les rapports entre les différents personnages prennent encore de la profondeur et de l'intérêt.
C'est vraiment une saga passionnante qui offre des moments intenses en émotions diverses et variées. On passe ainsi du rire aux larmes, de l'humour à l'angoisse et du calme à la tempête.

Bientôt le tome 7 dans lequel je suis sure que d'autres surprises m'attendent.


Un singe en hiver - Antoine Blondin





'Un singe en hiver' conte la rencontre d'un jeune homme alcoolique avec un autre alcoolique plus ou moins repenti, gérant d'un hôtel dans un petit village de Normandie. Le film a été adapté au cinéma avec Gabin et Belmondo dans les rôles titres.

Editions Folio
Publié en 1973
211 pages
A propos de l'auteur : ici



Je ne connaissais cette histoire que par le film d’Henri Verneuil qui réunissait Jean Paul Belmondo et Jean Gabin, un film merveilleux qu'on se doit d'avoir vu au moins une fois dans sa vie ne serait-ce que pour la scène d'anthologie sur la plage.

J'ai donc découvert le livre grâce au challenge « Un mot, des titres « dont le mot tiré au sort est Hiver.
En fouillant ma PAL je n'ai trouvé que ce titre qui comportait le mot imposé et je suis vraiment enchantée par ma lecture, c'est juste un roman superbe, tant par l'écriture que par l'histoire.

C''est l'histoire de deux hommes qui auraient pu ne jamais se rencontrer. Tout les sépare mais l'amitié qui va les lier est de celle qu'on ne peut pas rencontrer très souvent.
Fouquet est un jeune homme venu en Normandie pour retrouver sa fille qui est en pension et la ramener à Paris.
Il a le sentiment d'avoir gâché sa vie d'homme et de père et cherche le réconfort au fond d'une bouteille s’enivrant tous les soirs.
Quentin lui, est un vieil homme, il tient l'auberge où s'est installé Fouquet. C'est un ancien alcoolique qui a fait la promesse de ne plus jamais boire s'il rentrait sain et sauf du bombardement de Tigreville en 1944.
Fouquet rappelle à Quentin celui qu'il a été avant de cesser de boire, ce personnage qu'il regrette encore parfois car le brin de folie qui accompagnait ses beuveries est mort en même temps que celles-ci.
Ces deux hommes vont se trouver, s'aider et s’épauler. Fouquet qui ne sait pas comment aborder sa petite et qui l'observe en cachette et  Quentin qui a la nostalgie de sa jeunesse vont trouver les réponses à leurs interrogations et  à leurs peurs en partageant une nuit d'ivresse mémorable.

Le style d'Antoine Blondin est absolument superbe. Son roman se lit trés facilement. Il  nous apporte des sourires tout en nous mettant les larmes aux yeux, tant il déborde à la fois du mal et du désir de vivre. C'est un roman plein d'espoir et on sort de cette lecture regonflée à bloc.