mercredi 30 janvier 2013

Un mois, un thème 2013 : janvier et la musique


3 ème partie , la poésie

La musique

La musique souvent me prend comme une mer !
Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile ;
La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile,
J'escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile ;

Je sens vibrer en moi toutes les passions
D'un vaisseau qui souffre ; 
Le bon vent, la tempête et ses convulsions
Sur l'immense gouffre
Me bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir 
Charles Baudelaire
Une poésie de Charles Baudelaire pour parler de la musique c'est un sommet qu'on ne peut 
égaler. Tout y est dedans, la passion , la déchirure, le désespoir, l'espoir et la beauté..

lundi 28 janvier 2013

C'est lundi ! Que lisez-vous? (92)



Bienvenue pour ce quatre-vingtième douzième épisode de C'est Lundi ! Que Lisez-vous?, le rendez-vous hebdomadaire mis en place par Mallou et qu'on retrouve maintenant chez Galleane.

Qu'est ce que j'ai lu la semaine passée?


Qu'est ce que je lis en ce moment?


Que lirai-je la semaine prochaine ?


Et vous que lisez-vous ?



samedi 26 janvier 2013

Nella mia cassetta delle lettere (37)


J'ai changé le titre du sujet car je préfère utiliser une langue que j'adore plutôt que l'anglais que je parle vraiment trop mal.

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés. Les liens sont regroupés désormais sur le blog de Lire ou mourir pour ceux qui veulent en savoir plus.

Nous sommes samedi, je suis certes en avance mais demain je n'aurai pas le temps de le mettre en ligne donc, voici mes quelques achats de cette semaine....





mardi 22 janvier 2013

La comtesse de Ricotta - Milena Agus



cc PRESENTATION DE L’EDITEUR cc

La splendeur ancienne n’est plus, le palazzo familial se délabre, la plupart des appartements ont été vendus et les trois soeurs se partagent ceux qui restent. Seule l’aînée, Noemi, rêve de reconquérir le faste perdu et de restaurer la demeure sur les hauteurs de Cagliari. Les deux autres s’accommodent de la déchéance. Le sujet sur lequel en revanche toutes les trois s’accordent est l’amour imparfait. Toujours imparfait. Pour Maddalena, qui s’adonne avec persévérance à une sexualité fiévreuse, le désir d’enfant n’est pas satisfait. Pour Noemi, l’objet de l’amour est fuyant et dédaigneux. Quant à la plus jeune, la fragile comtesse de Ricotta, on dirait que la vie entière lui échappe. Comme les objets de ses mains maladroites. Comme l’étrange petit garçon qu’elle élève seule. Mais peut-être que l’espoir se cache tout près, juste de l’autre côté du mur… Milena Agus nous emporte à nouveau dans son univers si particulier où se côtoient désenchantement et magie lumineuse


Editions Liana Lévi 


Publié en 2012


128 pages 

 Traduit par Françoise Brun

A propos de l'auteur : ici

cc MON AVIS cc
Un nouveau roman de Milena Agus que j'avais acheté lors du salon du livre de Paris l'année dernière, que j'ai fait dédicacé par l'auteure et que j'ai eu envie de lire car je cherchais un roman court à lire rapidement et mes yeux se sont posés sur celui ci, comme je sais que j'aime beaucoup les histoires racontées par l'auteure je n'ai pas hésité à le prendre.
Encore une fois je suis tombée sous le charme de l'écriture de Milena Agus, une écriture à la fois moderne et forte mais en même temps avec une pointe de désuétude qui en fait tout le charme.
Quand à l'histoire, comme toujours l'auteure nous propose de partir en Sardaigne avec des personnages hauts en couleur locale.
Dans ce roman nous sommes en présence de 3 soeurs,3 comtesses dont seule la noblesse de titre est restée , la fortune elle a disparu et la propriété de famille a été morcelée et vendue, les 3 soeurs ayant gardé chacune un appartement.
L’aînée Noémi rêve toujours de retrouver sa splendeur d'antan et ne croit pas à l'amour, la seconde Maddalena , se débat avec un désir d'enfant alors qu'elle ne mène aucune grossesse à son terme. Quand à la plus jeune, la fameuse comtesse de ricotta,car sa maladresse naturelle lui a valu le sobriquet de " mains de ricotta" une mélancolie l’étreint et seuls son fils et le voisin trop charmant réussissent à lui redonner un semblant de goût de vivre.
Au travers du portrait de ces 3 femmes on découvre une nouvelle approche de la vie sarde.
C'est beau, lumineux mais en même temps sauvage comme la vie sur cette île.
Encore une fois le charme opère et agit, l'histoire simplement sussurée nous emporte complètement et on a juste envie de savoir ce qui va arriver à ces femmes et comment la vie va leur sourire ou pas.
Pour conclure, une très jolie histoire pleine de charme, de poésie, de mélancolie , d'amour et d'espoir. Et je suis de plus en plus fan de l'écriture de Milena Agus.

cc MA NOTE cc

cc CE LIVRE EST LU DANS LE CADRE DU CHALLENGE cc :

Le Trône de fer, tome 01 - George R.R. Martin



cc 
PRESENTATION DE L’EDITEUR 
cc

Il était une fois, perdu dans un lointain passé, le royaume des Sept Couronnes... En ces temps nimbés de brume, où la belle saison pouvait durer des années, la mauvaise toute une vie d'homme, se multiplièrent un jour des présages alarmants. Au nord du Mur colossal qui protégeait le royaume, se massèrent soudain des forces obscures ; au sud, l'ordre établi chancela, la luxure et l'inceste, le meurtre et la corruption, la lâcheté et le mensonge enserrèrent inexorablement le trône convoité. Pour préserver de l'ignominie les siens et la dynastie menacés se dresse alors, armé de sa seule droiture, le duc Stark de Winterfell, aussi rude que son septentrion natal. Mais, en dépit du pouvoir immense que vient de lui conférer le roi, a-t-il quelque chance d'endiguer la tourmente qui se lève ?


Editions Pygmalion (Fantasy)


Publié en 1998 en format papier


Format : ePub

370 pages soit 734 ko

Titre original : Song of Ice and Fire, book 1 : A Game of Thrones (1996)
A propos de l'auteur : ici

cc MON AVIS cc
Le trône de fer, une série que j'ai toujours désiré lire sans trouver le temps de le faire, et je suis très contente que le baby challenge Fantasy de Livraddict m'ait poussé à me plonger dans cette immense saga.
Ce premier tome n'est surement pas le plus facile à aborder en raison de l'abondance de personnages et de la construction de l'histoire elle même.
Les personnages sont effectivement très nombreux avec des noms pas forcement facile à retenir et j'ai été perdue complètement au départ, au point de me demander si vraiment ça valait le coup de continuer et de m'accrocher. Mais heureusement au fil du roman les familles se mettent en place et avec cela le suivi et l’intérêt de l'histoire arrivent vraiment.
Car c'est une histoire qui vaut vraiment la peine d'être lue. La saga est sombre avec ses trahisons, ses morts suspectes , son atmosphère lourde et difficile mais en même temps, certains personnages sont tellement charismatiques qu'on se prend vraiment d'affection pour eux. 
Dans ce tome, l'histoire se met doucement en place et les personnages nous sont présentés plus ou moins séparément mais on découvre très vite que leurs histoires sont toutes imbriquées les unes dans les autres et que même la distance physique ne permet pas d'échapper à la surveillance des uns et des autres.
Dans cette première partie certains personnages nous semblent plus sympathiques que d'autres, mais je me méfie donc à vérifier dans les tomes suivants...
Il est à noter qu'en ce moment sur Canal + nous est présentée la première saison de cette saga et que je trouve qu'elle est pas mal faite du tout, en tout les cas elle m'a permis de mieux situer les personnages et les lieux.
A suivre donc pour un deuxième épisode de cette énorme série.

cc MA NOTE cc


cc
CE LIVRE EST LU DANS LE CADRE DU CHALLENGE 
 et du 
CHALLENGE  cc







Pour le plaisir des yeux: la bande annonce de la série:

lundi 21 janvier 2013

Sérum, saison 1, tome 4 - Henri Loevenbruck & Fabrice Mazza




ƒ PRESENTATION DE L’EDITEURƒ

1773 : Mesmer invente l'hypnose
1886 : Freud invente la psychanalyse
2012 : Draken invente le sérum

Traqué par la police, le Dr Draken persiste à vouloir comprendre le lien entre les visions d'Emily et l'enlèvement du couple Singer.
De son côté, le détective Lola Gallagher, abandonnée par sa hiérarchie, remonte la piste. Mais des zones d'ombres subsistent et mettent en péril son enquête.
Pendant ce temps, leurs ennemis invisibles poursuivent leur plan machiavélique. Lola ira-t-elle jusqu'au bout ? Au prix de quels sacrifices 



Editions J'ai Lu 

(2012)

209 pages
A propos des auteurs :
Henri Loevenbruck : ici
Fabrice Mazza : ici

ƒMON AVIS ƒ

Le quatrième tome de la première saison déjà .. et toujours autant de plaisir à retrouver Lola et Draken...
Le suspense est de plus en plus puissant.
Les éclaircies sont parfaites pour nous faire encore davantage cogiter sur le fin mot de l'histoire car dés qu'on pense avoir compris quelque chose, la situation suivante remet tout en cause et on repart au début de nos interrogations.
Les personnages évoluent et on commence à en apprendre un tout petit peu plus sur Emilie mais pour le reste c'est le flou complet et c'est ça qui est génial dans cette histoire.
Ce tome est vraiment excellent car il nous apporte quelques explications mais nous enfonce encore davantage dans le doute et l'envie de continuer avec les tomes suivants pour enfin comprendre toute l'histoire et les liens des différents personnages entre eux.
J'aime vraiment beaucoup cette série et je ne peux que vous dire... Foncez si vous ne connaissez pas encore...


ƒMA NOTE ƒ

ƒCE LIVRE EST LU DANS LE CADRE  DU CHALLENGE ƒ 



C'est lundi! Que lisez-vous? (91)



Bienvenue pour ce quatre-vingtième onzième épisode de C'est Lundi ! Que Lisez-vous?, le rendez-vous hebdomadaire mis en place par Mallou et qu'on retrouve maintenant chez Galleane.

Qu'est ce que j'ai lu la semaine passée?




Qu'est ce que je lis en ce moment?




Que lirai-je la semaine prochaine ?




Et vous que lisez-vous?



dimanche 20 janvier 2013

Nella mia cassetta delle lettere (36)


J'ai changé le titre du sujet car je préfère utiliser une langue que j'adore plutôt que l'anglais que je parle vraiment trop mal.

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés. Les liens sont regroupés désormais sur le blog de Lire ou mourir pour ceux qui veulent en savoir plus.

J'ai juste reçu les livres gratuits de chez Pocket...


Et j'ai récupéré à la bibliothèque le livre que j'avais réservé :









Et vous qu'avez vous reçu?

un mois, un théme : janvier et la musique

Et voici le second volet : une oeuvre d'art :



tableau: Guy Leroy

J'ai trouvé ce tableau en me baladant sur google à la recherche d'une oeuvre d'art qui parlerait de musique et qui me toucherait.
J'ai découvert ce tableau sur un blog et tout de suite ses couleurs et son impact m'ont interpellée. J'aime énormement le mélange de tonalité, entre la chaleur du rouge et de l'orange qui donne ce sentiment de puissance, voire de violence et les teintes plus sombres et froides qui appaisent.
Toute cette oeuvre respire les contradictions que l'on peut ressentir dans la musique. un mélange de puissance , de douceur, de sérénité et de calme mais aussi parfois une certaine violence.

Le site de l'artiste est : ici et je vous recommande chaudement de le visiter

samedi 19 janvier 2013

Le poids du papillon - Erri De Luca



PRESENTATION DE L’EDITEUR

Quelque part dans les Alpes italiennes, un chamois domine sa harde depuis des années. D’une taille et d’une puissance exceptionnelles, l’animal pressent pourtant que sa dernière saison en tant que roi est arrivée, sa suprématie est désormais menacée par les plus jeunes. En face de lui, un braconnier revenu vivre en haute montagne, ses espoirs en la Révolution déçus, sait lui aussi que le temps joue contre lui. À soixante ans passés, sa dernière ambition de chasseur sera d’abattre le seul animal qui lui ait toujours échappé malgré son extrême agilité d’alpiniste, ce chamois à l’allure majestueuse. Et puis, face à ces deux forces, il y a la délicatesse tragique d’une paire d’ailes, cette « plume ajoutée au poids des ans ».




Editions Folio


Publié en 2012

81 pages
Traduit par Danièle Valin
A propos de l'auteur : ici


MON AVIS
Un second roman d'Erri de Luca et de nouveau une belle histoire.
Ce court roman de 80 pages nous présente 2 histoire vraiment ravissantes qui nous donnent de plus matière à réflexion
.
Dans la première nouvelle, qui donne son titre au roman, nous suivons un chamois et un chasseur, tous deux au crépuscule de leur vie. Ces deux personnages se sont croisés à diverses reprises et bien que le chasseur ait tout tenté pour tuer l'animal, celui ci a toujours réussi à déjouer les pièges et à s'enfuir. Ce chamois, roi de son troupeau est maintenant vieux et il sait que c'est sa dernière saison de règne et qu'il va devoir céder sa place à un plus jeune. Le chasseur lui sent qu'il se fait trop vieux pour courir la montagne, l'escalader afin de continuer à pourchasser les animaux.
L'ultime rencontre de ces deux solitudes aura pourtant bien lieu. Ce roman est une ode à la nature dans toute sa sauvagerie, dans sa violence mais aussi dans toute sa splendeur.Le parcours en parallèle de l'homme et de l'animal permet de mettre en évidence la beauté de la montagne, à travers le passé et le présent, les rencontres et les échecs.
Erri de Luca nous conte une histoire pleine de poésie et de beauté, l'écriture de l'auteur fait de douceur mais aussi de précision nous fait toucher du doigt combien ces beautés naturelles sont fragiles et combien nos existences peuvent être dépendantes d'une infinité de choses mais aussi parfois juste de minuscules comme celles du poids d'un papillon.

Dans la seconde nouvelle nous retrouvons un univers de beauté absolue, les arbres et c'est de nouveau une ode à la nature sous toutes ses formes.

En conclusion, encore une fois je suis tombée sous le charme de l'écriture d'Erri de Luca, de sa façon poétique et magnifique de nous raconter des histoires.

Je remercie Livraddict et les éditions Folio pour ce trés agréable partenariat.



MA NOTE

Vengeance XXL - Paskal Carlier



PRESENTATION DE L’EDITEUR



Ce roman est l’histoire de la plus incroyable des vengeances?: La vie sourit à Lukas Dejeans. Dôté d’un physique agréable et d’une excellente situation, il mène une vie de rêve. Un jour, il licencie un de ses employés pour cause d’obésité. Tandis que Lukas reste sourd aux supplications de l’homme, une étrange vieille femme lui jette alors une malédiction. Commence alors le plus grand combat qu’un homme n’ait jamais mené… 

" Ce livre est magique. Il possède un véritable pouvoir, celui d’envoûter ses lecteurs… Depuis longtemps je n’avais plus ressenti cette honteuse envie de me rendre à la dernière page d’un livre, pour mettre un terme au plus vite à cette douloureuse curiosité.J'avais hâte de retrouver mon souffle tant ce livre me tenait en apnée, hâte de retrouver mes nuits de sommeil tant il m'a captivé"

Christine Blanc, journaliste, Webzine inter-activités


Editions Kirographaires 

(2012)

397 pages
A propos de l'auteur : ici


MON AVIS
Ce roman aurait du être lu dans le cadre du "Concours Coup de coeur 2013 pour auteurs peu médiatisés" mis en place par Petitebelge66 et Yukarie sur Livraddict mais il est désormais hors compétition car la maison d'édition devait fournir 5 exemplaires du roman au jurés afin que nous puissions le lire dans les meilleures conditions et elle n'a donné qu'un seul livre   papier et même pas de format numérique ce qui rend impossible sa lecture par tout le jury d'ici juin 2013.
Je suis vraiment désolée pour l'auteur car son travail mérite largement d'être reconnu et je dirai même que pour moi, pour l'instant des 6 romans lus sur les 9 nominés dans le cadre de ce concours, il s'agit là du roman que j'ai très largement préféré.

Ce roman est addictif, je suis restée complètement enthousiasmée par cette histoire qui relève certes du fantastique mais en même temps nous offre un regard vraiment intéressant sur le vécu et surtout sur la discrimination qui peut toucher les personnes en surpoids ou obèses, dans le monde actuel où est vénérée la minceur absolue et la perfection physique. On le voit bien quand Lukas pense qu'une personne obése ne peut l'être seulement que parce qu'elle le veut et qu'elle est faible et sans volonté.

Lukas est un jeune cadre dynamique aux dents longues et qui ne s’embarrasse pas de préjugés pour licencier un employé qui a eu le malheur de grossir et de faire du coup "tache" dans l'univers de la vente au contact des clients. Ce licenciement insensible et  sans coeur va lui valoir d'être touché par la malédiction de la mère de l'employé: elle le condamne à grossir jusqu’à en mourir et à perdre tout ce qui fait sa vie actuelle : son travail; sa compagne Julie..

Ce qui est vraiment scotchant dans ce roman c'est la construction de l'histoire, la vie de Lukas, ses préjugés sur le surpoids et ensuite l'incrédulité de Lukas quand sa balance lui montre sa prise de poids fulgurante puis c'est l’incompréhension de sa famille, des médecins qui n'ont jamais vu une pathologie de ce type.
On ressent vraiment l'angoisse, la colère et le désespoir de notre personnage.Il prend conscience de l'ampleur des dégâts que peut causer une discrimination au poids telle qu'il l'a fait vivre à Patrick Legendre, cet employé qui donne satisfaction dans son travail mais n'est pas présentable.
Je ne dévoilerai pas davantage l'histoire ni ses rebondissements car ce serait dommage mais j'ai vraiment aimé ce roman qui oscille en permanence entre le fantastique et la réalité, je me suis demandé pendant toute ma lecture comment l'auteur allait achever ce récit et il a fallu vraiment que je me fasse violence pour ne pas aller regarder la fin du roman tellement j'avais envie de savoir.
La fin justement parlons-en et je dois avouer que c'est la partie que j'ai la moins aimée du roman,je l'ai trouvé trop rapide et un peu trop conventionnelle mais c'est un minuscule bémol par rapport au reste de l'histoire qui m'a vraiment emballée mais c'est aussi ce qui ne lui donne pas du coup l’appellation "coup de coeur" vrai...mais il s'en est fallu de peu...


MA NOTE


mercredi 16 janvier 2013

Serment d'automne - Françoise Bourdin



PRESENTATION DE L’EDITEUR

Guillaume, brillant architecte à Versailles, se rend en catastrophe en Bourgogne : son frère jumeau se bat contre la maladie et ne peut plus assurer la gestion du vignoble familial. Guillaume choisit de rester et de prendre tout en main. Un roman sensible et touchant, un regard juste sur la gémellité au sein d'une fratrie.


Editions Belfond 


Publié en 2012

300 pages
A propos de l'auteur  : ici


MON AVIS

Une auteure pourtant incontournable dont je n'avais jamais lu le moindre roman, alors quand ma copine Marie Jo m'a proposé de me prêter son dernier roman, j'ai bien entendu sauté sur l'occasion pour découvrir son oeuvre.

Dans ce roman nous sommes en présence de 2 frères jumeaux, unis par la passion qui est si propre aux jumeaux, tout en étant différents et en vivant des vies complètement diverses. Guillaume est un brillant architecte qui semble avoir tout pour lui, un métier qui le passionne, de l'argent, des conquêtes splendides mais dont les failles apparaissent notamment lors de son affrontement avec son fils.

Quand son frère jumeau l'appelle au secours pour venir s'occuper de son vignoble bourguignon au moment des vendanges, il n’hésite pas à tout laisser et a voler à l'aide de son frère malade et de sa belle soeur qui doit accoucher. Ce retour à la terre aura des conséquences sur sa vie future.

Un très joli roman sur l'amour fraternel, sur la remise en question d'une vie entière par la maladie et sur le destin qui nous ouvre les yeux quelques fois.

C'est aussi un roman sur la famille, sur sa place dans nos priorités mais c'est également un livre sur les choix que l'on fait et leur implication dans notre futur.
Dans ce roman les personnages ont tous un choix à faire et celui ci conditionne tout leur avenir.
C'est une histoire magnifiquement écrite, une très belle écriture, fluide, légère dont les mots coulent comme un fleuve qui nous emporte au fil des pages qui se tournent avec plaisir.

Si je devais trouver un point négatif à ce roman c'est un peu son manque de surprise, on devine très vite comment tout va finir et souvent trop de "bons sentiments" et de "monde des bisounours" engendrent chez moi un sentiment d'ennui et de lassitude. Je ne suis pas fan des romans "à l'eau de rose" où on sait d'avance que tout finira bien dans le meilleur des mondes.

Ceci n’ôte rien à la qualité du roman, de son histoire et de son écriture c'est juste moi qui aime être un peu "bousculée" et surtout surprise dans la  trame d'un roman.

J'ai dans ma PAL un autre roman de l'auteure que je n'hésiterai plus à lire car malgré mes petites réticences sur le côté " fin heureuse" j'ai bien apprécié cette lecture.



MA NOTE



Lu dans le cadre du Challenge : 

lundi 14 janvier 2013

Certaines n’avaient jamais vu la mer - Julie Otsuka

Couverture Certaines n’avaient jamais vu la mer





PRÉSENTATION DE L'EDITEUR


Nous sommes en 1919. Un bateau quitte l'Empire du Levant avec à son bord plusieurs dizaines de jeunes femmes promises à des Japonais travaillant aux États-Unis, toutes mariées par procuration.
C'est après une éprouvante traversée de l'Océan pacifique qu'elles rencontrent pour la première fois à San Francisco leurs futurs maris. Celui pour lequel elles ont tout abandonné. Celui auquel elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir.
À la façon d'un chœur antique, leurs voix se lèvent et racontent leurs misérables vies d'exilées... leurs nuits de noces, souvent brutales, leurs rudes journées de travail dans les champs, leurs combats pour apprivoiser une langue inconnue, la naissance de leurs enfants, l'humiliation des Blancs... Une véritable clameur jusqu'au silence de la guerre et la détention dans les camps d' internement – l'État considère tout Japonais vivant en Amérique comme traître. Bientôt, l'oubli emporte tout, comme si elles, leurs époux et leurs progénitures n'avaient jamais existé.



Editions Phoebus 

Publié en 2012

142 pages 
Traduit par Carine Chichereau
A propos de l'auteur : ici

MON AVIS


Un roman que j'ai eu envie de lire immédiatement dés que j'ai lu la 4 éme de couverture. 
Une histoire poignante qui promettait d'être passionnante et qui a tenu ses promesses je dois le dire.
Nous suivons donc un groupe de femmes japonaises de tous horizons et de tous ages qui quitte le Japon pour se rendre aux USA,pour  épouser des japonais expatriés là bas. Elles partent toutes avec un espoir fou celui d'être heureuse avec leur mari dans un pays qui promet la liberté et la prospérité
De mensonges en leurres certaines découvriront une réalité bien différente et plus sordide à laquelle elles ne s'attendaient pas du tout.
Les hommes auxquels elles étaient mariées par procuration sont bien souvent fort différents de l'image qu'ils avaient donné à travers leurs courriers. La vie en Amérique est également bien diverse de ce qu'on leur avait fait croire. Mais tant bien que mal elles survivent jusqu'à la guerre qui changera toute la donne et les reléguera au rang de traîtres, elles et toutes leurs familles
La narration est vraiment originale car l'auteure parle au nom de toutes ces femmes et emploie donc le terme "nous" comme si elles ne faisaient qu'une entité avec ses diversités. J'ai bien aimé cette façon d'écrire j'ai trouvé que ça donnait une immense force à l'histoire.
Les descriptions de la vie de ces femmes sont particulièrement émouvantes et cette façon de ne pas individualiser les personnages donne encore plus d'émotions et d'intensité  au récit. 
Elles partent ensemble, vivent ensemble et tentent de survivre dans ce monde somme toute hostile ensemble.
On est au coeur d'une immigration qui ne sert qu'à exécuter les plus basses besognes, celles dont les américains ne veulent pas... on constate avec le coeur serré qu'au travers du temps les choses n'ont pas vraiment changé.
Ce roman se lit très vite par son intérêt et la fluidité du style et il est de ceux qui laisse une empreinte après sa fermeture, on oublie pas aussi vite ses femmes japonaises déracinées pour une vie meilleure et qui connaîtront surtout la souffrance et le rejet.

MA NOTE